‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 247 sur 366 · FAUTE. — FAVEUR · texte numérisé non relu

FAUTE. — FAVEUR

FAUTE. A FAUTE DE, locutioD prépositive, comme faute de:

A faute d'être aimée on peat se faire craindre. (La Toii, (for, m, 4.)

Corneille emploie souvent cette locution; en particulier, il s* en sert plusieurs fois dans Pulchérie. On en trouve également, chez différents auteurs, d'assez fréquents exemples :

Nous ne nous pouvons assés esmerveiller do ce que voyons à l'œil l'extrémité où sont reduictes nos affaires, à fauUe de commodités pour y pourveoir, vous ne vous rendez plus faciles à accepter les moyens qui vous sont présentez, pour en faire quelque recouvrement. {LeU, miss, de Henri IV, t. iv, p. 577.) — À faute de suivre l'interprétation que la seule Ëglise catholique donne à ces livres sacrés, ils sont bien souvent cause de beaucoup de désordres. (Nadob, Le Mascurat, in-4*, p. 190.)

Hélas I je me suis bien perdu

A faute d'un peu de prudence. (Godard, Les Desguis. ^ m, 10.)

L'usufruitier d'un fief peut, à sa requeste, périls et fortunes, faire saisir le fief ou fiefs, et arriére-fiefs ouverts, mouvans et dependans du fief, dont il jouit par usufruit, d faute <f hommes, droits et devoirs non faits et non payez. [Texte des coust, de la Prev. et Vie. de Paris, 1668, art. 3.)

On trouve aussi : à la faute de :

Je ne puis demeurer plus longtemps en la peine en laquelle je vis depuis huict jours, à la Jauste <f estre adverty de tos négociations. (Leit. miss, de Henri IV, t. it, p. 970.)

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