‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 253 sur 366 · FERMETÉ DE HAINE · texte numérisé non relu

FERMETÉ DE HAINE

Ce n'est plus seulement l'offre d'un diadème

Que vous fait pour un fils un prince qui vous aime ,

Et de qui le refus ne puisse être imputé

Qu*k fermeté de haine, ou magnanimité. {Perth,, m. 1.)

FERVEUR, pour désigner Tardeur de Tamour :

Entre tous ces amants dont la jeune ferveur... (Le Cid^ i, 1.)

Scudéry avait critiqué cet emploi. L'Académie fit cette obser- Tation :

c Ce mot de ferveur est plus propre pour la dévotion que pour Pamonr; mais, supposé qu'il fût aussi bon en cet endroit qu'ardeur ou désir , jeune s'y accommoderoit fort bien contre l'avis de l'observateur. » {Sentim. de VAcad. sur te Cid.)

Corneille remploie dans ce sens avec le pluriel :

Ta flamme trop visible entretient ses ferveurs,

Et ses feux dureront autant que tes faveurs. {La Gai, du Pal., ii, 4.)

n s'en pâme de joie, et dessus ma parole

De tant d'affronts reçus son àme se console ;

l\ les chérit peut-être et les tient à faveurs,

Tant ce trompeur espoir redouble ses ferveurs! (Lm Suit»., m, v.)

n nous faut de tout point vivre à sa fantaisie.

Souffrir de son humeur, craindre sa jalousie ;

Et de peur que le temps n'emporte ses ferveurs,

Le combler chaque jour de nouvelles faveurs. (La PL Hoy., i, 1.)

Ainsi ne désespérons pas

Quand la tenution redouble :

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