FEU
Mais redoublons plutôt nos ferveurs dans ce trouble.
Pour offrir à Dieu nos combats. (ImiL^ h 13.)
Quels encens unirai-je aux concerts de louanges,
Que de tes saints ou de tes anges Sans fin et sans relâche entonnent ïesjerveurs? Ibid.t ni, 10.)
Les doux élancements de ces ferveurs naissantes. Ibid., m, 37.)
C'est ce qui dans leurs cœurs verse un amour si tendre.
C'est ce qui les élève aux plus hautes ferveurs. {Ibid,y iv, 1.)
Voir encore /mtV., iv, 8; ii, H, H.
Ferveur, dans ce sens, et dans des sens analogues , se trouTe très-fréquemment au pluriel :
Réchauffe dans moy les ferveurs
D'une piété plus parfaite. (Ragan, Ps., cxviii.)
Se livrant hux ferveurs de la charité la plus consommée. (Bourd., Orais. fun, lie Condé, m.) — Il consacra ce saint lieu par des ferveurs et même des excès de pénitence qui l'égalèrent aux £lie et aux Jean-Baptiste. (Id., Panég. de S. tr, de Paule, I.) — Je vous parle de ses erreurs aussi bien que de ses lumières, de ses foiblesses aussi bien que de ses ferveurs. (Id.» Panég. de S. Pierre, i. ) — Des I^glises dont \es ferveurs ne le cèdent en rien à celles du christianisme naissant. Id., Panég. de S. Franc. Xav.^ i.;— Combien de fois un chrétien, au milieu même de ses ferveurs j n'a-t-il pas pu dire aussi bien que David.... (Id. , Serm. pour le XV* dim. de la Penu, i.) — Par ces ferveurs apparentes, nous imposons même sou< vent à ses ministres. (Id., Serm. pour le xviti« dim. de la Peni., i.)— On ne peut douter que les jeûnes n'aient esté très -fréquents dans les premières ferveurs de l'Ëglise naissante. (Tuomass., Tr. des jeûnes, V* p., iv, 1.) — Faut-il demander à Dieu des consolations et des ferveurs dans la prière? (Ntc, Instr. sur les Sacrem,, IV, 6.) — La plupart de ces nouveaux docteurs avoient l'avantage de la science et de l'éloquence sur le clergé , et même certain air de régularité que donnent et qu'inspirent toujours les premières ferveurs d'une nouvelle religion. (Yertot, Révol. de Suède.) — Il faut recevoir simplement les/eti;eur« sensibles d'oraison, puisqu'elles sont données pour nourrir, pour fortifier l'àme. (Fbn., Leu., au P. Lamy, 26 oct. 1701.) — Sans cet exercice, tous les sentiments de piété que nous pouvons avoir ne sont que des ferveurs trompeuses et passagères. (Id. , Enir. sur les caract. de la piéié, i.)
FEU, au sens propre, courir a quelque chose comme au feu,
y courir avec empressement et en foule :
Mais vous, que vous vendez de ces toiles de soie ! LA LiNcâRB. De vrai, bien que d'abord on en vendit fort peu,
A présent Dieu nous aime , on y court comme au feu. [La Gai. du Pal.yi, 4.)
— Avec le plur. , dans le sens A*amour. avoir des feux pour
quelqu'un :
Ton frère, je l'avoue, a beaucoup de mérite ;
Mais souffre qu'envers lui cet éloge m'acquitte.
Et ne m'entretiens plus des feux qu'il a pour moi. {La PI. Roy., i, 1.)
— METTRE EN FEU POUR QUELQU'UN, inspirer uu ardent amour
pour lui :
Si le ciel pour mon choix vous donnu tant de haine,
Vous a-i-il mise en feu pour ce grand capitaine? (Vlllus. corn., m. 1.)