‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 41 sur 366 · ASTRE. — ATTACHER · texte numérisé non relu

ASTRE. — ATTACHER

ASTRE, fig. SON ASTRE OPPOSÉ, pour signifier sa destinée opposée :

Mais elle-même (hélas t) de ce grand nom charmée

S'attache au bruit heureux que fait sa renommée.

Cependant qu'insensible à ce qu'elle a d'appas,

11 me dérobe un cœur qu'il ne demande pas.

De son astre opposé telle est la violence,

Qu'il me vole partout, même sans qu'il y pense. {Sertor., i, 1.)

ATTACHEMENT a, attention fixe à :

L'ai tac hemeni de l'auditeur à l'action présente souvent ne lui permet pas de descendre a l'examen sévère de cette justesse. {Exam, d'Hor.)

ATTACHER, fig., avec une magnifique image :

Qu'il ait regret à moi pour son dernier supplice,

Et que mon souvenir, jusque dans le tombeau

Attache à son esprit un éternel bourreau. (.Véd., i, 4.)

— ATTACHER, au sens moral, lier, unir :

Voulez- vous ['attacher à l'objet de sa haine? [La Veuve, m, 7.)

— Fixer, en parlant d'amour :

Quand vous voudrez tous deux attacher vos tendresses,

11 est des rois pour elle, et pour vous des princesses. {Suréna, n, 1.)

— ATTACHER A SON SENS, avcc uu uom de chose pour sujet, l'aire qu'on soit attaché à son sens :

Qu'à présent la jeunesse a d'étranges manies !

Les règles du devoir lui sont des tyrannies,

Et les droits les plus saints deviennent impuissants

Contre cette fierté qui l'attaché à son sens, {lUus. cont,^ m, S.)

— ATTACHER, fig., avcc uuc forme extrêmement concise :

Que vous m'êtes cruel, que vous m'êtes injuste.

D'attacher tout mon cœur au seul titre cCÀuyuste!

Quoi que de ma naissance exige la fierté.

Vous seul ferez ma joie et ma félicité. {Pulcfi., i, 4.)

C'est-à-dire, de vouloir que mon cœur ne s'attache qu'au titre d'Auguste.

— ATTACHER AUPRÈS, avcc uu nom de chose pour sujet :

Marcelle n'est pas loin, et je me persuade

Que son amour Vattache auprès de sa malade. [Tkiod., ii, I.)

— ATTACHER A, daus le scus d'attribuer à :

Si j'en savois le nom, ta juste défiance Pourroit à ses défauts imputer ma constance, A son peu de mérite attacher mon dédain.

Et croire qu'un plus digne auroit reçu ma main. {La Svfv., iv, 7.)

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