‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 82 sur 366 · BRUIRE. — BUTIN · texte numérisé non relu

BRUIRE. — BUTIN

De Pindar', de qui premier

Gommenceray-je mon ode? (Bons., Odes, m, 3.)

BRUffiE DE, retentir de :

Protecteur des grands rois, guerrier trop magnanime,

Puisse tout Tuoivers [bruire de votre estime. {VlUut, com,, m, 10.)

BRUIT. SANS FAIRE BRUIT, sans faire de bruit :

Attends sans faire bruit que je t'en avertisse. (la Pi. Roy., iv, 1.)

Voir ARTICLE SUPPRIMÉ et FAIRE BRÈCHE.

— FOURBER A GRAND BRUIT, fourbcr ouvertemeiit, avec éclat et ostentation :

Oui, madame, il est fort bien instruit ^^

A montrer de l'orgueil, et fourber à grand bruit, (PeriU,, iv, 4.)

BUT. Corneille fait un emploi figuré de ce mot, qui paraît, au moins au premier aspect, peu correct:

Il suit toujours son but jusqu'à ce qu'il Vemporie. (iVicom., v, 4.)

But est ici pour l'objet qu'on se propose comme but, et emporter pour remporter, selon l'usage d'alors. Voir notre article

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