‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 98 sur 366 · CHER. — CHEVEU · texte numérisé non relu

CHER. — CHEVEU

dans leur propre fonds. (Ftf^., Êdûc. des filies, vu.) — Je ferai à chaque moment sans inquiétude, selon les forces de mon corps , ce que la Providence me mettra en chemin de faire. (Id., Réfl. sur lous tes jours, xiii.)

— Corneille a encore dit dans le même sens, et d'une manière aussi irréprochable : ce n*est pas le chemin db (un infinitif} :

Je cherche à l'acquérir, et non à l'irriter,

El m'immoler l'objet de sa nouvelle flamme

Ce n'est pas le chemin de rentrer dans son âme. (Androm.j v. l.)

— s*ËGARTER DU GRAND CHEMIN, à pcu prës commc OH dit, ne pas suivre le chemin battu :

Il est bien malaisé de trouver quelque chose de nouveau sans s'écarter un peu du grand chemin, et se mettre au hasard de s'égarer. {Exam, de iVicont.)

CHER, adv., placé avant le verbe :

Examinant mon feu, qu'est-ce que je ne perds,

Et qu'il m'est cher vendu de connollre mes fers! {La PI, Roy., iv, 1.)

CHERCHER, fig., scruter :

Je ne veux pas non plus chercher jusqu'en votre âme

Les sentiments qu'y laisse une si belle flamme. {La Tois. dOr^ iv, 1.)

On a dit d'une manière tout à fait analogue :

Corneille a cru que ce n'était pas assez de les faire agir, il est allé au fond de leur âme chercher le principe de leurs actions. (St.-Ëvrbm., Observ, sur Us Trag.)

— CHERCHER, rccherclier. chercher l'alliance de :

Je choisis Vinius dans cette défiance.

Pour plus de sûreté j'en cherchai l'alliance. {Othon, i, 1.)

CHÈREMENT, à un haut prix, estimer chèrement quelque <:hose :

Et que y estimerai chèrement ces caresses

Qui m'auront tant coûté. {La Veuve, iii, 8.)

— CHÈREMENT, tendrement :

Ils s^aimoient chhrement, {Sert., i, 2.)

CHÉRIR, employé absolument :

J'ai tâché de répondre à cet amour de père

Par un tendre respect qui chérit et révère. {Oihon, in, 3.)

CHEVEU. OCCASION prise comme aux cheveux :

Et de ce que l'excès de ma douleur sincère

A mis tant de pitié dans le cœur de ma mère,

Que cette occasion prise comme aux cheveux,

Tircis n'a rien trouvé de contraire à ses vœux. (MiL, v.d.j

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