‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 116 sur 342 · POSSIBLE · texte numérisé non relu

POSSIBLE

les princes, s'ils n'éppnseï)^ les princesses, n'ont point d'enfants qni prissent succéder à la principauté, qnoiqnlls soient légitimes. (Pblliss., Leu. Ami., 7 mai 1676.) -^ Ce qui faisoit bien' parler les Romains, qui «ovl §» pcêSêêiion, eosme chacun sait, de raisonner sur toutes choses. (L'abbé Arnauld, Mém., 3* p., 1646.) ^ Combien, tous les jours, ne voit-on pas de ces esprits pernicieux qui, par un secret jugement de Dieu, semblent n'approcher les grands et n'avoir part à leur faveur que pour les corrompre par les détestables maximes qu'ils leur inspirent, et par les damnables conseils qu'ils 9ont en po98es8ion de leur donner ! (BouBD., Serm. pour le deux, dim, de tAv.^ Sur le scandale, i.)

On disait très-souvent aussi mettre^ se mettre ^ s* établir en possession (kj et quelquefois ce mot possession était modifié par un qualificatif :

La journée de Lens, eneore plus triomphante, acheva de luure ce prince dam la jaune et woïKffiaA/^ posêe^iion où il se \}\ 4lQrs (f'ÔUre Iç héros de son siècle. (Boumo., Orqiis.fun, de Condi, i.) — Il faut, ma fille, tenir un milieu avec les scBurs, ne leur laisser rien passer de considérable, car ce leur seroit un titre pour M ttcffrf cemme en poaessiou de mal faire. (Boss., Leu., à M"* Du Mans, 31 décembre ^6740 ~ ^P^ prétendus réformés... se iont mu en postesiion, depuis longtemps, d'imputer aux catholiques comme des points de leur religion, sans lesquels ils ne pourroient être vraiment catholiques, tout ce qu'ils peuvent trouver de plus odieux dans les opinions que des particuliers de l'Église ont pu enseigner. (Arn., i4po/. pour lu cathol., ii, 1.) — Ce n'est pas d'aujourd'hui que j'ai reconnu qu'ils êe eom mit en poMesiion, depuis longtemps, d'avoir différents lan> gages, et différents sentiments sur les mêmes choses, selon leurs différents intérêts. (Id., îMd., c. XIV.) — Je parle de ceux et de celles qui par esprit de dissipation, qui par accablement de soins temporels, qui par attachement aux plaisirs du monde, qui par froideur pour Dieu, qui par indifférence pour le salut, qui par oubli de leur religion, ee soni mis dans la possession malheureuse de ne {flus prier. ( Bodro., Serm. pour le v<. dim. après Pâq.f i. ) — Si donc je ne la garde pas (la règle), et surtout si je m'obstine à ne la pas garder, il doit s'élever contre moi. 11 doit s'opposer à Vinjusie possession où je voudrois m*établir de l'enfreindre impunément. (Id., Exhon, sur l'observ. des règles, in.)

On trouve, d'une manière analogue, laisser dans la possessien de :

Le schisme est actuellement déjà commencé. Ceux qui l'ont fait le soutiennent, et en triompheront, si on les laisse impunis dans la paisible possession de reJQter les jugements du Sainl-Siége reçus de toute TËglise. (Fén., Mém. sur la voie de procéder contre les kuil prélats, m.)

POSSIBLE, peut-être :

Mon cœur, j'en suis honteux; mais songe que possible

Si j'eusse moins aimé, j'eusse été moins sensible. {MU,, v, 3.)

Cette expression ne se trouve que dans les éditions de 4633 à 1654.

L* adverbe possible vieillissait 4éjà au commencement du dix-

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