PRESSES
PRESSER, V. a. se faire presser a tA représentation d*une viÈcr- Pfi THEATRE, sc faire ïoiûer, écraiser par la presse pour y assister :
Ceax qui se ioni f»reisés à ia représentation de mes ouvragée m'obligent inûoiment; ceux qui ne les «pproBvent paâ pMveiU •# i^eMet d'y imàt fucner la migraine. {La Gai, du Pal,^ Ëpître.)
-^ En termes de poétique, presbbr uns action, la conduire rapidement au dénoûment :
Je ne pense pas qne dans la comédie iê poëte ftU eett^ Ukerté Ù9 ftreeeer tem action par la nécessité de la réduire dans l'unité de jour^ {fieux, due.)
— PRESSER LES TEMPS, ce que Corneille appelle ailleurs resterrer les temps :
A le prendre à la rigueur, il est permit de presser £m lesipi pour lalia l'iinité de jour. {Eram. de Sur.)
— PRESSER l'effet DE, s*efforcer de le rendre proehaio, I^ hâter :
Le ciel l'ordonne ainsi, ton change est légitime.
Ton innocence est sûre au milieu de ton crim»,
Et quand tes trahisons pressent leur noir effei^
Ta gloire, ton devoir, ton destin a tout fait. {La Teie, dor, m, 3» 'y
G*est dans le même sens qu'on a dit :
Et dans l'&ge où je suis C'est à moi de prêter la fin de mes ennuis.
(T. Corn., La Mon d^Ànnibal, u, 4 )
J'attends l'occasion de m'offrir hautement,
£t, de tous mes souhaiu, j'en presse le moment (Mol., 1$ lfii«M„iftt -^^
— PRESSER UN TROUBLE, pour signifier presser une personD. '^ dans le trouble :
... Ne pressez point un trouble qui s'augmente, Vous voyez mon devoir et connoissez ma foi, [Otk., v, 6^ '
— PRESSER quelqu'un DE, suivi d'uu substantif, le porte*^* rengager avec une vive instance à :
Un rigoureux devoir à cet amour s'oppose,
Ne m'en accusez point, vous en êtes la cause,
Vous l'avez fait renaître en me pressant d'un choix, ^
Qui rompt de vos traités les favorables lois. (Aod., iv, 1 ''
On a dit de même :
La \euve do Haryame fut assez généreuse pour préférer ma sûreté à ma \oc e pour we presser de mun départ. ^M°" dk Vill£D., Les Galanier. gretss^., u)