‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 149 sur 342 · QUITTER. — QUOI · texte numérisé non relu

QUITTER. — QUOI

— JE CROIS TON SERMENT QUITTE VERS, pouT signifier, je te crois quitte de ton serment envers :

El que vers Gundebertje croie ton serwunt quitte.

Quand tu n'aurois qu'un jour régné pour Pertbarite. [Penh., v, 2.)

QUITTER, avec un nom de chose pour sujet, et un régime de pers., cesser de s'attaquer à :

Je ne m'étonne point de voir que votre haine.

Pour me faire coupable, a quitté Timagéne. (Rodoy., v, 4.)

— QUITTER, abandonner, laisser, avec un nom de chose pour sujet:

Et les canons, quittant leurs usages farouches. Ne servent plus ici que d'éclatantes bouches Pour rendre grâce au ciel de cet heureux accord.

{Intcript. mises sous des estampes, ii, La Déroute du Pont-de-Cé.)

— QUITTER QUELQUE CHOSE A QUELQU'UN, le lui abandonner :

Et je lui dois quitter, pour le mettre en mon rang,

Le bien de mes aïeux, ou le prix de mon sang. [Nicom,, ii, 3.)

— QUITTER LÀ PLAGE A QUELQU'UN, avec un uom de chose pour sujet, rendre la place libre pour quelqu'un, et la lui assurer :

7e joindrai de si prés l'effet à la menace,

Que sa perte aujourd'hui me quittera la place. [Théod., i, 2.)

QUOI, pour lequel; de quoi, pour dont :

Madame, est-il possible, et me puis-je assurer

D'un bien à quoi mes vœux n'oseroient aspirer? {La Veuve, ii, 4.)

De ses derniers honneurs les magnifiques pompes

Ne sont qu'illusions avec quoi tu me trompes. {Perth., i, 3.)

Ce blasphème, seigneur, de quoi vous m'accusez... {Androm,, i, S.}

Ah ! combien ces moments, de quoi vous me flattez.

Alors pour mon supplice auroient d'éternités! (HéraeL, m, 1.)

On lit dans les Remarques de Vaugelas :

• QuoT, praRom.

c Ce mot a un usage fort élégant et fort commode pour suppléer au pronom ^^qwelf en tout genre et en tout nombre, comme fait dont, d'une autre sorte. Car ^egve/, laquelle, lesquels, et son féminin, avec leurs cas. sont des mots assez rudes, ^*i]s ne sont pas bien placez selon les règles que nous en donnerons en son lieu. ^n dit donc fort bien : le plus grand vice à quoy il est sujet, au lieu de dire, au- ^mei il est smjei, et il y a bien à dire que ce dernier ne soit si bon. >

Et encore :

c On se sert bien souvent de quoy pour lequel, aux deux genres et aux deux nombres. Par exemple : c*est le chtvalavec quoyj'ay couru la bague, c'est le cheval fur qu^yfa^ esté blessé, pour dire avec lequel et sur lequel, ainsi des autres. »

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