QUITTER. — QUOI
— JE CROIS TON SERMENT QUITTE VERS, pouT signifier, je te crois quitte de ton serment envers :
El que vers Gundebertje croie ton serwunt quitte.
Quand tu n'aurois qu'un jour régné pour Pertbarite. [Penh., v, 2.)
QUITTER, avec un nom de chose pour sujet, et un régime de pers., cesser de s'attaquer à :
Je ne m'étonne point de voir que votre haine.
Pour me faire coupable, a quitté Timagéne. (Rodoy., v, 4.)
— QUITTER, abandonner, laisser, avec un nom de chose pour sujet:
Et les canons, quittant leurs usages farouches. Ne servent plus ici que d'éclatantes bouches Pour rendre grâce au ciel de cet heureux accord.
{Intcript. mises sous des estampes, ii, La Déroute du Pont-de-Cé.)
— QUITTER QUELQUE CHOSE A QUELQU'UN, le lui abandonner :
Et je lui dois quitter, pour le mettre en mon rang,
Le bien de mes aïeux, ou le prix de mon sang. [Nicom,, ii, 3.)
— QUITTER LÀ PLAGE A QUELQU'UN, avec un uom de chose pour sujet, rendre la place libre pour quelqu'un, et la lui assurer :
7e joindrai de si prés l'effet à la menace,
Que sa perte aujourd'hui me quittera la place. [Théod., i, 2.)
QUOI, pour lequel; de quoi, pour dont :
Madame, est-il possible, et me puis-je assurer
D'un bien à quoi mes vœux n'oseroient aspirer? {La Veuve, ii, 4.)
De ses derniers honneurs les magnifiques pompes
Ne sont qu'illusions avec quoi tu me trompes. {Perth., i, 3.)
Ce blasphème, seigneur, de quoi vous m'accusez... {Androm,, i, S.}
Ah ! combien ces moments, de quoi vous me flattez.
Alors pour mon supplice auroient d'éternités! (HéraeL, m, 1.)
On lit dans les Remarques de Vaugelas :
• QuoT, praRom.
c Ce mot a un usage fort élégant et fort commode pour suppléer au pronom ^^qwelf en tout genre et en tout nombre, comme fait dont, d'une autre sorte. Car ^egve/, laquelle, lesquels, et son féminin, avec leurs cas. sont des mots assez rudes, ^*i]s ne sont pas bien placez selon les règles que nous en donnerons en son lieu. ^n dit donc fort bien : le plus grand vice à quoy il est sujet, au lieu de dire, au- ^mei il est smjei, et il y a bien à dire que ce dernier ne soit si bon. >
Et encore :
c On se sert bien souvent de quoy pour lequel, aux deux genres et aux deux nombres. Par exemple : c*est le chtvalavec quoyj'ay couru la bague, c'est le cheval fur qu^yfa^ esté blessé, pour dire avec lequel et sur lequel, ainsi des autres. »