‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 165 sur 342 · RÉBELLION. — RÉCEPTION · texte numérisé non relu

RÉBELLION. — RÉCEPTION

RÉBELLION avec le pluriel, pour désigner les sentiments d'un cœur révolté :

Et mon devoir confus, languissant, étonné,

Cède aux ribeUian» de mon cœur mutiné. (Cin., i, 3.)

REBOURS, l'entendre au rebours, croire le contraire :

Car je doute à présent si vous aimez Lucrèce, Et vous vois si fertile en semblables discours, Que, quoi que vous disiez, je rentends au rebours. (^ Ment,, v, 3.)

REBUT^ en parlant d*une personne, l'objet du rebut :

Elle a le cœur trop bon pour se voir avec joie

Le rebut du tyran dont elle fut la proie. • {Cin., ii, 3.)

Mais dans ce dnr exil que mon tyran m'impose, Le rebut de Pompée est encor quelque chose. (Sert,, i, 3.)

Je cesse d'estimer ce qu'une autre refuse, Et bien que vos traités vous engagent ma foi,

Le rebut d'Ildione est indigne de moi. (Au., m, 4.)

Si Mandane, l'objet des vœux de tant de rois, Se doit -voir d'un sujet le rebuta ou le choix. tiLLACB. Le rebut! vous craignez, seigneur, qu'il la refuse I (Sur., m, 2.)

— > EMBRASSER CN GLORIEUX REBUT DE.., dit d'uue manière trèscontournée et travaillée pour signifier rebuter, dédaigner glorieusement :

Que mon âme ainsi mieux instruite Embraue de ta gloire un glorieux rebut.

Et que de tes conseils l'invariable suite

Soit d'achever sous leur conduite

Le grand œuvre de mon salut. (Imit., in, 23.)

RÉCENT. ÊTRE RÉCENT DE SON LATIN, sortir de rétudier, et en avoir encore la mémoire toute fraîche :

Je ne mt» pas asseï récent de mon latin pour me vanter d'entendre tous les mots choisis dont vous avez semé cet ouvrage ; mais je me connois assez en ce genre de poésie pour assurer qu'il y a des strophes dignes d'Horace. [Leu. à M. Cabbé d^ Pure, 25 août 1660.)

C'est un latinisme. « Tu, qui a grœcis litteris recerUior es. » (FaoNTO, ad M. Cœs., 2, 4 , éd. A. Maio.)

RÉCEPTION. A MA RÉCEPTION, en me recevant, en me recueillant :

Sont-ee là les faveurs que vous m'aviez promises? Où sont tant de baisers dont votre affection Devoit être prodigue à ma réception ?

{MéL, Y, 3, 1<~ édit, jusqu'à 1664 incl.)

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