‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 175 sur 342 · REGNER. — RELACHER · texte numérisé non relu

REGNER. — RELACHER

Suivant Voltaire, « cela n'est pas français. Régler ne veut pas dire causer; on ne peut dire « régler des larmes, régler des plaisirs. »

Régler ne signifie pas ici causer; le sens est : le succès de nos armes sera la règle des plaisirs ou des larmes où tu devras t' abandonner.

— RÉGLER UN CHOIX SUR, l'arrêter, le fixer d'après, en considération de :

Jd crois malaisément que tes affections

Sur l'éclat d'un beau teiot qu'on voit si périssable

RègkM d'une moitié le choix invariable. {Mil., i, 1.)

— SE RÉGLER A, suivi d'uu infinitif, s'astreindre régulièrement à, s'assujettir à :

Je me suis réglé à rendre chacun de ses huitains par un dixain. (Louangts de la fierge,)

RÉGNER EN l'ame de :

Mais j'adore Plautine, et je règne at son âme, ffith., i, %.)

REHAUSSER le bras, relever les forces :

De votre illustre hymen je sais les avantages.

i'«dore les grands noms que j'en ai pour otages,

Et vois que leurs secours, bous rehaussant U bras,

Auroient bientôt jeté la tyrannie à bas. {Seri,^ i, 3.)

REJETER NOS alarmes sur nos ennemis, pour signifier faire retomber sur nos ennemis les périls que nous avons essuyés :

La victoire attachée au progrés de ses armes

Sur nos fiers ennemis rejeta nos alarmes, [Rodog., i, 1.)

Expression hardie, regardée à tort, ce nous semble, comme une impropriété par Voltaire.

RELACHER, act. relâcher sa puissance, lui laisser perdre de sa force, de son autorité :

•fais je crains qu'après tout son âme irrésolue

Ne relâche un peu trop sa puissance absolue,

€« ne laisse au sénat décider de ses vœux,

Pour se faire une excuse envers l'une des deux. (tïte et Ber., IY,1I. )

— belacher a, avec un nom de chose poar sujet, faire qu'on se laisse aller à, par une sorte de relâchement :

Bt pund le souvenir d'avoir le mieux vécu

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