RENTRER
Renout>eUry au neutre, se trouve très-anciennement et jusqu'aux temps modernes de la langue, avec diverses nuances de signification :
Quant voit le neveu Karle, tôt son duel renoveU,
(J. BoDBL, La Chatu. des Sax., cm, éd. F. M.) Lors croist ces duéz et renovble, {Dolopathos, bibl. eliéY., v. 3S53.) Ainsi adés renouvelle
Ma joie. (Jehan Lbscurbl, Chatu., ballad, et romi.f. JinJ) La mort de vieille amour fait naistre une nouvelle, Ainsi tout ce qui vit au monde renouvelle.
Sans que rien soit perdu : les choses seulement Changent de place et forme...
(Ahadis Jahin, Ode, Pour justifier rinconstanc^ -) Les jeux, les passe-temps et les esbats d'icy N'estoient qu'amers chagrins, que coUére et soucy Et que gehenes, au pris de la joye étemelle, Qui sans trouble, sans fin, sans change, renouvelle,
(D'AuBiONÉ, Lee Tragiques, vi '^ •) La fièvre de Philis tous les jours renouvelle,
(Bac AN, Sonn.y Sur la maladie de Phili^^) On nous assure ici que la petite-vérole a renouvelle à Paris avec beaucoup ^J® pourpre. (M"* de Maintenon, Lett,, à M"* de Caylus, 16 déc. 1715.) De l'humble antherinum faites-en tout de même : Il va pendant trois mois toujours renouvelant.
(SÉNBci, Êpit,, à H'^ de Mompipeai^^'^ 11 faut que les François et les amis du roi renouvellent de xèle et de coura^^S^* (H** DE Maintenon, Lett., au duc de Noailles, 10 sept. 1708.)
Renouveler ne s'emploie plus neutralement qu'avec la prépc::::^ sition de, et dans un petit nombre de locutions comme renoiwel^^^ de courage, renouveler de jambes.
RENTRER au trône, remonter sur le trône :
Il ne choisira point de chemin criminel,
Quand il voudra rentrer au trône paternel. (OEd.,iii,
— RENTRER, fig. RENTRER DANS l'ame, reprendre possession l'âme, ep parlant de sentiment :
Ne craignez plus, madame; .
La générosité déjà rentre en mon âme. (Niemn., v.8 '
— RENTRER DANS SON CREDIT,. OU reprendre possession :
Reprends auprès de moi ta place accoutumée, ^
Rentre dans ton aédit, et dans ta renommée. (Cta., v, ^-^^^
— RENTRER, conjugué avcc Fauxiliaire avoir :
Si j'ai rentré dans Rome avec quelque imprudence,
Tite à ce trop d'ardeur doit un peu d'indulgence. {TUe et Bér., v, i.;