REPOSER
Portont'U reposer dans la chambre prochaine. (7%éod., v, 9.)
REPRENDRE, fig. reprendre le coeur, le reconquérir :
Le ch&teau révolté donne à Caen mille alarmes ; Mais sitôt que Louis y fait briller ses armes, Sa présence reprend te cœur de ses guerriers.
{Inscript, mises sous des esiamp.., i, La Reddition de Caen.)
— REPRENDRE COURAGE. ComeiUe modifie heureusement cette locution commune :
Tant à nous voir marcher avec un tel visage
Les plus épouvantés reprenoient de courage. (Le Cidy IT,3.^
RÉPUDIÉE, subst. tém. :
Je le trouvois en vous, n'eût été la bassesse
Qui pour ce cher rival contre moi s'intéresse,
Et dont» quand je vous mets au-dessus de cent rois,
Vne répudiée a mérité le choix. (Sert., iv, %m^^
RÉPUTATION, avec le plur. :
J'aime mieux les bonnes grflces de mon maître que toures les réputations de 1^^ terre. [Utl, à Boisroberi,)
RÉSIGNER QUELQUE CHOSE A QUELQU'UN, Rvec uu uom (t^ï chose pour sujet, faire qu'on la lui abandonne sans réserve :
Ces vrais amis que je te donne, ^
Ces unions que je te fais, Doivent me résigner si bien tous les souhaits, Que tu sois mort à tout sitôt que je l'ordonne. (/mif., m, 43.)^
RÉSOUDRE A (un subst.), décider à consentir à :
Quand tu m'as résolue à tes intentions,
Lâche, t'ai-je opposé tant de précautions? [La PL Roy., iv, 6.)
— RÉSOUDRE DE (uu infinitif), déterminer à :
Résous-la de t'aimer si tu veux qu'elle vive. {BéracL, i, i.)
« Je crois, observe Voltaire, qu'on pourrait dire en vers résout' ère (fe, aussi bien que résoudre à, quoique ce soit un solécisme en prose. »
Au seizième et au dix-septième siècle, ce n'éfàitpas un solécisme même en prose :
Je n'eus pas de peine à le résoudre de s'affranchir d'un effort qui sûrement lui coùtoit quelque chose. (M"* db Courc, Mém.)