‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 189 sur 342 · REPOSER · texte numérisé non relu

REPOSER

Portont'U reposer dans la chambre prochaine. (7%éod., v, 9.)

REPRENDRE, fig. reprendre le coeur, le reconquérir :

Le ch&teau révolté donne à Caen mille alarmes ; Mais sitôt que Louis y fait briller ses armes, Sa présence reprend te cœur de ses guerriers.

{Inscript, mises sous des esiamp.., i, La Reddition de Caen.)

— REPRENDRE COURAGE. ComeiUe modifie heureusement cette locution commune :

Tant à nous voir marcher avec un tel visage

Les plus épouvantés reprenoient de courage. (Le Cidy IT,3.^

RÉPUDIÉE, subst. tém. :

Je le trouvois en vous, n'eût été la bassesse

Qui pour ce cher rival contre moi s'intéresse,

Et dont» quand je vous mets au-dessus de cent rois,

Vne répudiée a mérité le choix. (Sert., iv, %m^^

RÉPUTATION, avec le plur. :

J'aime mieux les bonnes grflces de mon maître que toures les réputations de 1^^ terre. [Utl, à Boisroberi,)

RÉSIGNER QUELQUE CHOSE A QUELQU'UN, Rvec uu uom (t^ï chose pour sujet, faire qu'on la lui abandonne sans réserve :

Ces vrais amis que je te donne, ^

Ces unions que je te fais, Doivent me résigner si bien tous les souhaits, Que tu sois mort à tout sitôt que je l'ordonne. (/mif., m, 43.)^

RÉSOUDRE A (un subst.), décider à consentir à :

Quand tu m'as résolue à tes intentions,

Lâche, t'ai-je opposé tant de précautions? [La PL Roy., iv, 6.)

— RÉSOUDRE DE (uu infinitif), déterminer à :

Résous-la de t'aimer si tu veux qu'elle vive. {BéracL, i, i.)

« Je crois, observe Voltaire, qu'on pourrait dire en vers résout' ère (fe, aussi bien que résoudre à, quoique ce soit un solécisme en prose. »

Au seizième et au dix-septième siècle, ce n'éfàitpas un solécisme même en prose :

Je n'eus pas de peine à le résoudre de s'affranchir d'un effort qui sûrement lui coùtoit quelque chose. (M"* db Courc, Mém.)

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