RÉSOUDRE
De même au passif :
Je suis résolue de ne point vous le dire. (M"* db La Pa'tbttb, La Princesse de Cibles, II.)
— RÉSOUDRE [se] DE, pouF ^ résoudre a, dans le sens de prendre une résolution qui coûte un effort, qui suppose un sacrifice :
La reine, ao désespoir de ne rien obtenir,
Se résout de se perdre. {Rodog,, i, 6.)
Voltaire fait cette remarque :
€ Se résout de perdre » est un solécisme. Je me résous à, je résous de. Il s'est résolu à mourir. Il est résolu de mourir. »
Se résoudre dey non plus que résoudre de, n'était pas un solécisme du temps de Corneille, en prose ni en vers, et Ton trouve après lui cette forme chez des écrivains très-corrects :
Ne troovant que le roi d'Espagne en chemin digne de sa colère, il se résolut de s'accrottre en le diminuant. (D'âdbignb, Hist, univ., Âppend.) — 1\ lui eût été difficile de refuser un divertissement qui lui étoit si nécessaire dans la solitude cà eUe vivoit. De sorte que^ pour le faire durer, elle se résolut de lui répondre. fJI"* DE Scddbrt, Le grand Cyrus^ t. vi. p. 157.) —Cette proposition faite en l'aii myant servi quelque temps d'entretien, on se résolut (f en faire l'essai. (Arnauld, Mm Logique, Avis.) — Résoudez-vous de partir. ( M** 'D'Aulnoy, Hist. d'HypoL, i.) — Et je sne résolus de me mettre en état... (Monteso-» Sylla et Eucrate.)
Voltaire lui-même a dit :
C'est un breuvage affreux, plein d'amertume, Que, dans l'excès du mal qui me consume, Je me résous de prendre malgré moi.
^ SE RESOUDRE EN, pg., sc transformer en :
D'un déplaisir si grand la noble violence
Se résout tout entière en ardeur de vengeance. {Perth., iv, 5.)
— RÉSOUDRE DE (uu subst.], prendre une résolution au sujet
Résolvez avec moi des moyeux de sa perte :
La ferons-nous secrète, ou bien à force ouverte ? (Uéracl.y m, 4.)
On a dit danS le même sens, se résoudre de :
«te désire que vous me veniés trouver, incontinent la présente recoe, pour me ^^9ouldre avec vous de pluiieurs choses que je ne vous puis escrire. (Leu. mîM. de ^tmi lYy t. IV, p. 39, à M. Duplessis, 14 sept. 1593.)