‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 191 sur 342 · RESPECT. — RESPIRER · texte numérisé non relu

RESPECT. — RESPIRER

RESPECT. GARDER PLUS DE RESPECT A QUELQUE CHOSE, pOUF

dire le respecter davantage :

Gardons plus de respect aux droits de la nature,

Et n'imputons qu'au sort notre triste aventure. {Rodog., u, 4 ;

— RESPECT, considération, motif, pour ton respect, par considération pour toi :

Mon feu qui t'offensoit est demeure couvert, 1

Et si cette beauté malgré moi l'a fait nattre, ]

J'ai su, pour ton respect, l'empêcher de paroitre. (La Veuve^ m, 1-)

Signification autrefois et pendant longtemps d'un usage très-' fréquent et très-varié, et dont il ne reste plus guèrede trace qu*^ dans la locution respect humain :

Je ne le feray jamais, tant pour beaucoup de bons respecu que pour la rev^ — rence que je doy à vostre vieil aage. (Larivet, Le Laquais^ v, 4.j — C'est le lieu B ^ plus selon votre humeur que j'aie jamais vu. Pour ce seul respect^ suis-je iqirê^^ à l'échanger. {Leti. miss, de Henri JV, t. ii, p. 224.)— M'y sentant obligé par tont^ ^ sortes de respects et de considérations. ( Richelieu, Lett, à la reine d'ÂngIeL) — — ' Ces sortes de gens sont très-fàcheux parce que , dans les grands partis, ils foc^^^ une multitude d'hommes auxquels pour mille respects, l'on ne se peut ouvrir é, '^ ce que l'on peut ou de ce que l'on ne peut. (Retz, Mim,, L iv, année 1652.) Et l'intérêt d'un frère est un respect trop fort Pour n'oser voir en vous que l'auteur de sa mort.

(T. Corn., Les Illustres ennemis^ iv, 2^ -^^

La peur de se déshonorer, de passer pour intéressé, pour léger, de se rendp^^ odieux à sa famille en chapgeant de religion : tous ces respecu si vains et s=- ' communs, dont on se faisoit des prétextes pour s'obstiner dans l'erreur, s'évt- ^ nouirent à la conversion de Turenne. (La Rue, Éloge de Boss., m.) — Si je dois rougir, ce n'est point des railleries du monde, ce n'est point des jugemens et dft rebuts du monde ; mais c'est de ma lâcheté, c'est de mon infidélité, c'est de mon ingratitude, quand un aussi vain respect que celui du monde me fait oublie* tous les droits et tous les intérêts du Dieu que j'adore. (Bourd., Serm, sur Im flageU.de J.-C.ji.)

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