‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 217 sur 342 · SEPULTURE. 3H · texte numérisé non relu

SEPULTURE. 3H

Séparatu Genseric de ce qai TenviroDoe,

Il ne s'est atuchô qa'à ma seale personne. (Id., ibid,, ii, 3.;

Je ne puis que gémir des abns du pouvoir,

Yous séparer <fan pore, et remplir mon devoir. (J. Ghbii., Tib,, iv, 3.)

— NE PAS SÉPARER SON ESTIME, ne pas la partager :

Ainsi Rome n'a point séparé son estime ;

Elfe eût cru faire ailleur:» un choix illégitime. [Bar., ii, 1.)

— SÉPARER A, partager entre :

Cette duplicité d'action particulière ne rompt point l'unité de la principale, mais elle gène un peu l'attention de l'auditeur, qui ne sait à laquelle s'attacher, et qui se trouve obligé de séparer aux deux ce qu'il est accoutumé de donner à une. (Exam. du Uent,)

— SÉPARÉ, part, passé ou adjectif, distinct, différent, à part :

La nature et l'amour ont leurs droits séparés, {Bod.^ iv, 3.)

Une dame auteur, contemporaine de Corneille, a dit comme le grand tragique, qu'elle imite souvent en prose et en vers :

La Fortune et l'Amour ont leurs droits séparés : Où l'une veut régner, il faut que l'autre cède.

(M"* DE VlLLBD., OEuv. méLy Ëglog.)

Excellente expression qu'on s'étonne de trouver à peine indiquée dans les dictionnaires ordinaires, quand elle a été employée de tant de manières heureuses, par un si grand nombre d'écrivains très-corrects et très-élégants, même après le dix-septième* siècle :

Combien que nous soyons bien asseurez que vous estes assez advisez pour juger que c'en est chose toute séparée. (Leu, miss, de Henri /F, t. m, p. 818, 13 juillet 1593.) — Ce sont deux questions fort séparées, (Pasc, Prov. xii.) — Tombant incessamment sur les uns ou sur les autres de ces barbares qui avoient leurs intérêts séparés, il les défit entièrement. (Flégh., Théod., i, ix.) — Il faut donc avoir dans l'esprit que les autres sciences ont leur temps séparé, et qu'il est pennls de les quitter quand on en a appris autant qu'il non» étoit nécessaire. (Nie, Ess,, De la man. d'étud. chrétiennement, xxii.) — Nous regardons ceux qui la possèdent (la qualité de roi) presque comme s'ils faisoient une espèce ^séparée, { Rapport à rassemblée du clergé de 1682, 1'* part.) — Certaines vérités détachées et certains devoirs séparés, (Dooubt, Instk. dun Prince, 3* p., c. ix, art. 7.) — Ce sont en lui comme deux âmes qui ne se connoissent point, qui ne dépendent point Tune de l'autre, qui ont chacune leur tour ou leurs fonctions toates séparées, ^La Brutèrs, Car., xii.) ^ Ces trois chauves-souris, étant de différents climats, ne sont pas de simples variétés, mais des espèces distinctes et séparées. (Boff., Hist. nat., t. xxvii, La Chauve-Souris Fer-de-lance.)

SÉPULTURE, jusqu'à la sépulture, jysqu'au tombeau , jusqu'à la mort :

Vivez, régnez, seigneur, jusqu'à la sépulture.

Et laissez faire après, ou Rome, ou la nature. {Nicom,, ii, 3.)

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