‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 218 sur 342 · SERVIR. — SI · texte numérisé non relu

SERVIR. — SI

Un contemporain de Corneille a dit d'une manière analogue

en la sépulture^ pour dam le tombeau.

Je ne préleods plas de bien

AiUears qu'en la sépulture. (Mathabo, M.)

SERVIR d'un amusement a quelqu'un, n'être pour lui qu'un amusement :

Si dans votre prison vous avez fait Tamanl,

Je ne vouê y tervoU que d^un amutejmeni. {Suiie dm Maa., ?, 3.)

—SERVIR UN MAUVAIS COMPLIMENT, faire uu mauvais compliment:

La voyant échapper, je conrois après elle,

Mais un maudit galant m'est venu brusquement

Servir à la traverse loi mauvais compliment. {La PL Aoy., it, 4.)

— SERVIR quelqu'un d'un CONTE, lui faire un copte :

Je le sers aussitôt d'un eonie imaginaire

Qui l'étonné lui-même, et le force à se taire. {Le Mem., i,6.)

On a dit dans des s^s analogues :

Pucele, fait-il, est-ce songes?

Or me servis vos de menconges?

(Rbn . OB Bbaujeu, Li Biaus deseonneus, v. 4(95.) Voilà bien de misérables petites nouvelles, mais je vous sers lie ce que j'ti. (M** OB GooRC, Leit. xv.) — J'ai donc cru enfin que les digressions feroientplu de bien à cet ouvrage que de tort, et que le lecteur qui se verroit tonjoun stni é$ quelque trait d'histoire curieuse ou de quelque réflexion de bon goût (Mi ^H/ÊtbUci saporis), ne regretteroit pas d'avoir perdu de vue la comète de tempi es temps. (Batle, Leti, touchant les comètes, Avert. au lect.)

— SERVIR DE, pour signifier faire le conte de :

Non, sa parole est sûre, et vous pouves l'en croire.

Mais il nous servit hier d'une collation

Qui partoit d'un esprit de grande invention. {Le MenL^ v, 1)

— SERVIR quelqu'un A (uu infinitif], pour signifier l'aidera :

Le patrice Aspar le servit à monter au trône. {Pulch.,, Au lect.)

— SERVIR d'un trophée A, être comme un trophée pour :

Dans leur sang répandu la justice étouffée .

Aux crimes du vainqueur sert dun nouveau trophée. {Le Od^ l^ <*

— SERVIR DE PREUVE A (uu subst.) QUE, prouvcr à... quc :

Et ce choix sert de preuve à tous les courtisans t<

Qu'ils savent mal payer les services présents. (le Cid., P -^

SI, avec le conditionnel :

Que te sert de perêer les plus secrets abtmes

Où se cache à nos sens l'immense Trinité,

Si ton intérieur, manque d'humilité,

Ne lui sauroU offrir d'agréables victimes? {Imit., i '

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