‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 31 sur 342 · ÊTRE SUR SA BONNE MINE · texte numérisé non relu

ÊTRE SUR SA BONNE MINE

Enfin, ce cavalier que nous vîmes au bal.

Vous trouvez, comme moi, qu'il ne danse pas mal. FLORAMB. Je ne le vis jamais mieux sur $a bimne mine. {La Suiv,, ii, 4.)

H n'est pas jusqu'à Rocollet . Qui ne fûi sur sa bonne mine,

(Là Font., Lett. à M. Fouquei, 26 août 2660.)

MIRACLE, en parlant d'une personne, merveille, le miracle de l'italie, la merveille de Fltalie :

Je diroie la même chose de la liaison des scènes , si j'osois la nommer une règle ; mais comme je n'en vois rien dans Aristote ; que notre Horace n'en dit que ce petit mot neu quid hiei , dont la signification peut être douteuse ; que les anciens ne l'ont pas toujours observée, quoiqu'il leur fût assez aisé, ne mettant qu'une scène ou deux à chaque acte: que le miracle de r Italie , le Pastor fido, l'a entièrement négligée, j'aime mieux l'appeler un divertissement qu'une règle. [Avert. au lect. de la seconde partie des CEuvr. de P. Corn.)

— MIRACLE, chose merveillcuse :

Il me suivra de près, et m'a fait avancer

Pour vous dire un miracle où vous n'osiez penser. {Sert,, v, 3.)

MIROIR, fig. UN xMIROIR DE VERTU SIGNALEE, LES MIROIRS D'UNE VERTU BIEN RARE :

Médée est un miroir de vertu signalée ;

Quelle inhumanité de l'avoir exilée! {Méd,, ii, S.)

L'occasion est belle, il nous faut la chérir.

Nous serons les miroirs dtune vertu bien rare. {Hor., ii, 3.)

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