PLAINDRE. — POURVOIR
On a dit dans le même sens :
Commencements sont doux en mariage ; Nouvelle ardeur, flatteurs empressements, Jeunes attraits exposés au pillage, Y font passer d'agréables moments.
(SÉNBCÉ, Corn., Filer le parfait amour.)
PLAINDRE, V. a. plaindre quelque chose , exprimer des plaintes, des regrets de la perte, de la privation de quelque chose.
Ajouter :
Un excellent prosateur a dit d*une manière analogue, après Corneille :
ns disent l'argent qu'ils ont perdu au jeu, et ils p^neni fort haut celui ^'ils n'ont pas songé à perdre. (La Brutère^ Les Caraci.^ vu.)
POINT, état, situation :
Et croire que nous seuls armons ce combattant,
Farce qu'au point qu'il est j'en voudrois faire autant. (Pomp., v, 1.)
« Au point qu'il est ne se dit plus, » observe Voltaire. Mais ne pourrait-il pas se dire?
POMPE, avec le pluriel.
Après l'exemple d'Olivier de La Marche, ajouter ceux-ci :
L'on me dit qu'il m'a biasmé de mon orgueil et de mes pompes, (G. Chastel- LAiN.) — Et arrivèrent ainsi heureusement à la fin de mars à Valence, où le roy d'Espagne les attendoit, qui les y receut, et l'infante sa sœur, avec tous les honneurs, complimens et pompes espagnoles. (Chsvbrny, JH^r., 1598.)
POUR, suivi d'un subst., dans le sens de pour ce qui est de :
Ajouter ces exemples, analogues à ceux de Corneille , quoiqu'un peu recherchés et maniérés :
Trop bien encore a-t-on les mêmes dits
Qu'avant qu'Astuce au monde fut venue,
Mais pour d'effets, la mode en est perdue,
On n'aime plus comme on aimoit jadis. (M"* Dbshoulubres, BallaJt-) Vous avez parlé de mes yeux ; il semble que les vôtres m'apprennent que voos n'êtes pas insensible. — Oh 1 pour de mes yeux, je n'en répons point. (Mabiv.,!' Triomphe de l'Amour, H, 11.)
POURVOIR A, suivi d'un infinitif:
Tu voudrois fuir en vain, Cinna, je le confesse,
Si tout est découvert, Auguste a su pourvoir
A ne te laisser pas ta fuite en ton pouvoir. {Cinua, i, 4.)