PRÊT. — PUBLIC
ignorance où ils vivent des devoirs du christianisme, et dans les occasions presques inévitables de corrompre leur innocence où ils sont engagez. (A. Gooeau, Disc, sur les Ordres sacrez^ ii, 1, Paris, 1653.)
Un autre adverbe, encore, prenait aussi quelquefois un s devant une voyelle, et même devant une consonne :
Il y avoll encores an autre plus grand inconvénient à craindre, c*est que... (Dp ViLLARS, Mém,j VI, 1555.)
Encores si j'estois bien seure.
(Mbllin de St-Gelais, CEuv. poéi., p. 48.)
Dont le troisième encores qu'au dedans... (Id., i^ûf., p. 44.)
Et presse ceux, qui encores portoient affection à son père. (Faocbbt, Àmiq. gauL, 2» vol., m, 13.)
Plus anciennement on trouve encoires^ encoures. PRÊT, adj.
Aux exemples de prêt à, comme près de, ajouter celui-ci d'un auteur très-classique de la fin du dix-huitième siècle :
Cette mode est devenue depuis une sorte de manie épidémique qui n'est pas encore prête à passer. (La Harpe, Corresp. /i/f., lett. cxxvu.)
PRIX. LE PRIX DE, suivi d'un infinitif.
Ajouter :
Racine a dit de même :
Pour prix d'avoir si bien secondé vos souhaits,
Faudra-t-il me résoudre à ne vous voir jamais? (Miihrid., i, 2.)
PROCHE, prochain.
Ajouter :
Un contemporain de notre poète a dit de même :
Des-jà le bruict de ton proche bon-heur... (St-Amant, Epist. à rSiver.) — PHOGHE DE, suivi d*un infinitif.
On a dit un peu avant Corneille :
C'est doubter que vos felonnies No soient proches d'eslre punies.
(Thbopb., Ode, Sur la paix de l'année 16^.)
PUBLIC. LE PUBLIC, pour dire le peuple, ou l'État, la patrie.
Ajouter cet exemple :
Voy qu'au public semblable injure touche. (A. Harot, Aide, V; i]
QUE, conj., à quoi, que sert, à quoi sert :
Mais que sert le mérite où manque la fortune? (PoL, i, 3.)
Où n'y ha point miséricorde.
Que sert prier ny lamenter?
(J.-A. OB Baïp, Les Mimes^ liv. i, ^ 14, éd. 1619.)
— Et avec un régime indirect de personne :
Mais que me servira cette vaine poursuite.
Si l'air est un chemin toujours libre à ta fuite? {Aléd.f v, 7.)
— QUE SERT DE (uu infinitif), avec un régime indirect de personne :
Que me sert de savoir que tes vœux sont constants?
Que te sert d'être aimé quand il n'en est plus temps? (Xa PL Roy., ni, 6.)
On a dit de même avant et après Corneille :
Que nous servira d*y penser? (J.-A. DE Baïf, L'Eunuque, i, 1.)
Aussi bien que vous sert-il de luire, quant... (Le Moulinet, Les Agréables Diversitez d Amours j éd. 1613, p. 36.) — Que nous sert de détester la mollesse des hérétiques, si... (Boss., Méd, pour leJub., P* méd., i, 1.)
— QUE, suivi d'un infinitif et précédé d'une négation, équivalant à rien à,
Thomas Corneille s'exprime ainsi sur cette manière déparier:
« On dit fort bien, il ne sait que faire^ il ne sait que dire, mais il semble que cela doit être absolu, et que quand il suit quelque chose, il est mieux de se servir de rien à. Ainsi je dirois, n'ayant rien à répondre à ses reproches, n^ayant rien à dire à ceux qui l'interrogeaient, plutôt que n'ayant que répondre à ses reproches, n'ayant que dire à ceux qui l' interrogeaient, » (Not. sur les Remarques de Vaugelas, CCCCXCII.)
Ainsi le frère du grand tragique aurait , comme Voltaire, condamné ce vers :
Nous n'avons désormais que craindre de sa part.
Cette forme facilitait la versification. Pierre Corneille a bien