‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 331 sur 342 · QUEL. — QUOI QUE · texte numérisé non relu

QUEL. — QUOI QUE

fait d*en profiter, et, selon nous, rien n'empêcherait encore les

poètes de Timiter, à Toccasion.

QUEL DE, pour lequel de.

On a dit un peu avant Corneille :

Quel de toas les plus grands et des pins braves roys, Asseure mieux que vous i'authorité des loix? *

(TBioPH., Au, A«9, Ettreùte.)

QUELQUE, dans le sens de si, avec le plurieL

Th. Corneille se prononce pour l'usage actuel, mais avec une hésitation qui montre que la règle n'était pas encore bien établie à l'époque où il écrivit ses Notes. Il dit, à propos de la Remarque CCCXXIX de Vaugelas :

« M. de La Mothe Le Yayer prétend que M. de Vaugelas se trompe, et qu'il faut écrire quelques riches qu'ils soient, et non pas quelque sans s. Il veut que ce soit la même chose à l'adjectif qu'au substantif. Le P. Bouhours, dans son livre des Doutes, rapporte ces deux exemples de deux bons auteurs qui ne demeurent pas d'accord que cette remarque, doive être suivie. De toutes sortes de péchez, quelques infâmes et quelques atroces qu'ils soient. Quelques imprudents qu'ils fussent. Je connais des personnes qui parlent bien, et qui veulent quelques au pluriel avec des pluriels adjectifs. Cependant le plus grand nombre convient qu'il faut écrire quelque riches qu'ils soient, et non pas quelques avec une s. Je crois, comme eux, que quelque est là adverbe et non pas pronom, et qu'il signifie le quantum libet des Latins. »

QUOI QUE, conjonction, pour quoique :

Eiquoy qu'il n'en reçoive encorque des mépris.(£a5iiiv.,iit9,édU. 16S2.) Quoy qu'elle s'en rapporte à vous entièrement. (Ibid.t m, 1)

Et quoy que le dehors soit sans émotion, Le dedans n'est que trouble et que sédition. {Pol., n, 2, édiu 1643.)

« Hélas ! cette vertu quoy qu'enfin invincible Ne laisse que trop voir une âme trop sensible. {iàkL, n, 3.}

Quoy qu'il soit généreux, quoy qu'il soit magnanime. (fàid,^ m, 5.)

Mais quoy qu'il soit constant qu'on vous prend pour un autre.

{Suiu du Ment,, m, 4, édîL 1645.)

Telle est l'orthographe constante de P. Corneille.

Durant tout le seizième siècle, et pendant une grande partie

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