‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 46 sur 342 · NAISSANCE. — NET · texte numérisé non relu

NAISSANCE. — NET

A nage s'employait aussi dans d'autres locutions :

Vous verrez de SidoD les marailles rasées.

Les trésors enlevés, les maisons embrasées, Les carrefours à nage au sang des obstinés.

Et nos marchés tons pleins des restants enchaînés.

(ScHBL., Tffr et Sid., 9* joum., m, 4.) On voit de temps en temps de grandes campagnes où le riz toot vert est à nage. (Choist, Voy. de Siam, p. 304.)

NAISSANCE. TIRER SA naissance, en parlant d'un nom de chose, tirer son origine, provenir :

Et ne savez- vous pas avec toute la France

D'où ce titre d'honneur a tiré sa naissance.

Et que la vertu seule a mis en ce haut rang

Ceux qui l'ont jusqu'à moi fait passer dans leur sang? {Le Ment., t, 8.)

NAITRE. ÉTANT NÉ CE Qu'iL EST, lui qui est d'une naissance $i relevée ; ce que je suis né, le rang dans lequel je suis né :

Êtani ni ee qu'il t$u souffrir un tel outrage ! (U Cid, ii, 8.)

Je ne puis jeter l'œil sur ee que je suis née.

Sans voir que de périls suivront cet hyménée. (71ie ef Bér., ir, 1.)

On trouve d'une manière analogue :

Qu'y a-t-il de plus flatteur que d'^ire né un si grand prince, et cependant de ne devoir les hommages du public qu'à sa bonne conduite et à ses talents , comme si on étoitun particulier? (Fin., Lttu, au duc de Beanvill., 7 janv. 1708.)

NARGUE, s. f. FAIRE NARGUE AUX ATTRAITS DES FEMMES, lef

dédaigner et les braver :

Impénétrables à leurs traits,

Nous Jerom nargue à leurs aUrmu. {Mélanges poéi,)

NÉCESSITÉ DB (uninfin.], obligation forcée de. sans néces«> SITE de :

Le choix de met Itats ne m'est point une loi ;

D'une troupe inq^orftuie il m'a débarrassée,

Et d'eux tOQt,. e(|r vAw trois, détourne ma pensée,

Mais sam néfuMêêV^nèHei sur vous. (D. Saneket i, 3.)

NÉGLIGER, absol. :

On néglige aisément un bomme qui néglige. (La Suiv,, i, 6.)

NET, dit plaisamment pour désigner un homme que les voleurs ont dépouillé :

Us ont, en le prenant, pillé jusqu'à son ombre.

Et n'étoit que le ciel a su le soulager.

Vous le verries encor fort im et fort léger. {Suiu du Ment., m, 1.)

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