NAISSANCE. — NET
A nage s'employait aussi dans d'autres locutions :
Vous verrez de SidoD les marailles rasées.
Les trésors enlevés, les maisons embrasées, Les carrefours à nage au sang des obstinés.
Et nos marchés tons pleins des restants enchaînés.
(ScHBL., Tffr et Sid., 9* joum., m, 4.) On voit de temps en temps de grandes campagnes où le riz toot vert est à nage. (Choist, Voy. de Siam, p. 304.)
NAISSANCE. TIRER SA naissance, en parlant d'un nom de chose, tirer son origine, provenir :
Et ne savez- vous pas avec toute la France
D'où ce titre d'honneur a tiré sa naissance.
Et que la vertu seule a mis en ce haut rang
Ceux qui l'ont jusqu'à moi fait passer dans leur sang? {Le Ment., t, 8.)
NAITRE. ÉTANT NÉ CE Qu'iL EST, lui qui est d'une naissance $i relevée ; ce que je suis né, le rang dans lequel je suis né :
Êtani ni ee qu'il t$u souffrir un tel outrage ! (U Cid, ii, 8.)
Je ne puis jeter l'œil sur ee que je suis née.
Sans voir que de périls suivront cet hyménée. (71ie ef Bér., ir, 1.)
On trouve d'une manière analogue :
Qu'y a-t-il de plus flatteur que d'^ire né un si grand prince, et cependant de ne devoir les hommages du public qu'à sa bonne conduite et à ses talents , comme si on étoitun particulier? (Fin., Lttu, au duc de Beanvill., 7 janv. 1708.)
NARGUE, s. f. FAIRE NARGUE AUX ATTRAITS DES FEMMES, lef
dédaigner et les braver :
Impénétrables à leurs traits,
Nous Jerom nargue à leurs aUrmu. {Mélanges poéi,)
NÉCESSITÉ DB (uninfin.], obligation forcée de. sans néces«> SITE de :
Le choix de met Itats ne m'est point une loi ;
D'une troupe inq^orftuie il m'a débarrassée,
Et d'eux tOQt,. e(|r vAw trois, détourne ma pensée,
Mais sam néfuMêêV^nèHei sur vous. (D. Saneket i, 3.)
NÉGLIGER, absol. :
On néglige aisément un bomme qui néglige. (La Suiv,, i, 6.)
NET, dit plaisamment pour désigner un homme que les voleurs ont dépouillé :
Us ont, en le prenant, pillé jusqu'à son ombre.
Et n'étoit que le ciel a su le soulager.
Vous le verries encor fort im et fort léger. {Suiu du Ment., m, 1.)