‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 49 sur 342 · NI · texte numérisé non relu

NI

Ni lo sceptre éternel qu'ils vous ont mis cz mains

Poar disposer comme eux du destin des humains,

Ni tant d'autres honneurs sans fin et sans limites,

Ne m'obligent p<u tant que vos propres mérites. (Racan, Les Ber^.^prol.)

Ify le soin de conserver une maison ou une seigneurie, ny les tendresses d'amitié que monsieur votre père vous tesmoigne , ne sont point raisons qui vous doivent faire préférer le séjour des bcsles à ccluy des dieux. (Racan, Leii. à Arien.)

— iVjf à Erivan, ny dans les antres passages de Perse, on n'est point sujet comme eu Turquie à l'incommodité d'ouvrir à la douane les ballots de marchandises. (Tavbrn., Voy. de Perse, i, 3.) ~iVt M. du Plessis, ni M. du Yair ne sont pas deux auteurs fort réguliers. (Balz., Entret., iv.) — iVi la prudence, ni la piété, ni la bonne théologie ne permettoient pas de décrier un concile qui a été universellement reçu, aussitôt que la doctrine en a été bien entendue. (Boss., Mim, sur la biblioth. eecl. de Dupin.) — Ni sa main n'est point raccourcie, ni ses trésors ne sont point épuisés. (Id., Panég. de S. Franc. d'Assise, i.) — 11 faut donc avoir du zèle pour honorer les mystères, et ni l'or m les pierreries ne doivent point être épargnés pour exciter la révérence des peuples. (Id., Médit, sur l'Êv., Cène, l'*p., 58*'J.) — Les grandes richesses ne s'acquièrent ni ne se conservent point d'ordimire sans de grandes injustices. (Nie, Ess., t. in, p. 199.) — i^i les Hébreux, ni les Egyptiens, ni les Grecs n'apprenoient potni de langue étrangère, pour être

>^' eomme Tinstrument de leurs études. (Fleuuy, Choix des itnd., i, 11.)— Personne ne souhaitera jamais plus que moi que vous goûtiez des plaisirs, mais des plaisirs qui ne vous passionnent, ni ne vous amollissent point. (Fbn., Télém.y viii.)

— Tous vous croyez une personne importante, parce que vous êtes nourrie dans une maison où le roi va tons las jours ; et le lendemain de ma mort, ni le roi, ni tout ce que vous voyez qui vous caresse, ne vous regardera pas, (M** os Maint., Leit, sur r^uc, à M"«d'AubigQé, 11 mai 1693.)— iVi l'abrégé, ni la paraphrase d'un bon livre n'est pâ# un mauvais livre, comme l'a voulu Montaigne. (Pblliss., Métn. pour tes gens de leu., l'* p.) — Je sais bien que ni ce désir déjeune homme de trouver à redire partout, ni aucun autre mouvement blâmable, ne m'ont point engagé dans ce discours. (Id., Hist. de VAcad., m.) — Ni le connétable, quoique son patron, ni le duc de Guise ne lui étaient poinf favorables. (Mézer.. Abr. de Vhist,de Pr., an 1565.) — U y a, sur l'histoire d'Abraham , cent embarras où, m ceux qui soutiennent le pour, ni ceux qui soutiennent le contre, ne manquent point de raisons. (Batlb, Diet. erit,, art. Abraham, rem. c.)

Le dix-huitième siècle offre aussi des exemples assez nombreux de pa$^ point y avec ni, sous l'une et Tautre des formes indiquées :

' •■ Totts n'avez point chaii|é, ni d'air, ni de visage.

(Dbstoughbs, Le Cur, impert., i, 9.)

Calai qoi n'a jamais réfléchi pe peut pas être ni clément, ni juste, ni pitoyable. (I.<4. Xom., De rorig, des lang.^t, iz.) — Ni les éléphants, ni les chameaux n'apfnNMefeljNriitf du service que le cheval rend à une armée. (Roll., Uist, ane., L jDpni e. i« art. 3, S 3.) — Ils prétendoient que ces pairs de nouvelle création ■MlpiMi paa |MÎn de France, mais tenoient seulement leurs terres en pairie; tt l^tfttlBadiDii cette distinction, que ni lui ni les pairs n'entendoient pat. (Haut, émm9* mr CBUi. d€ France, viu, 3.)

On ne doit pas appeler barbarisme une forme qui donnait habituellement une grande énergie à la phrase » et qui ne demanderait pour être reprise, au moins dans certains cas, qu*un

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