OBSCUR. — OBSTINÉ
comédie soit an poëme sttbject au nombre et mesure des vers. (Larit., Episu f^et rix prem, eomed,)
— OBLIGER, dans le sens de faire plaisir, avec un rég. indir. :
Alcidon, cet adieu me prend au dépourvu,
Tu ne fais que d'entrer, à peine t'ai-je vu,
C'est m'envier trop tôt le bien de ta présence,
De grâce, oblige-moi d'un peu de complaisance. {La Veuve, ii, 6.)
— De même, suivi d'un infinitif:
Je ferai mon possible pour vous en tirer au plus tôt. Cependant obligez-moi de vous servir de ces cent pistoles que je vous envoie. (Suiu du Meta,, i, 3.)
C'est ainsi que Ton trouve :
Obligei-moï de n'en rien dire. (La Font., FabLy m, 6.)
OBSCUR, fig., comme vague, employé dans une remarquable alliance de mots :
Et bien qu'en ses douceurs mon déplaisir se noie,
Je ne passe de l'une à l'autre extrémité
Qu'avec un reste obscur (t esprit inquiété. {Oih., v, 6.)
OBSCURITÉ, avec le plur., discours obscurs, paroles obscures :
n est donc une souche, S'il ne peut rien comprendre en ces naïvetés. Peut-être y mélois-tu quelques obscurités? (La Veuve, iii, 4.)
Ce discours rebattu Lasseroit une austère et farouche vertu.
Pour moi, qui vous honore assez pour me contraindra A fuir obstinément tout sujet de m'en plaindre, Je ne veux rien comprendre en ces obscurités. {Sert., m, 1.)
— OBSCURITÉS, sujets obscurs, choses obscures :
Sous ces obscurités je soupçonne un mystère. {La Suiv., m, 1.)
De quoi sert une longue et sublile dispute
Sur des obscurités où i'esprit est déçu? (/mil., i, 3.}
OBSTINATION, avec le pluriel :
Mais, après les efforts de cette déférence.
Si ta gardes encor la même violence.
Peut-être saurons-nous apaiser autrement
Les obstinations de ton emportement. {La Veuve, m, S.)
OBSTINÉ, adj., en parlant d'un sentiment, amour obstinâb :
Faudra-t-il que de vous je reçoive la loi,
Et que l'aveuglement d'une amour obstinée
Contre ma volonté règle votre by menée? {La Suiv., v, 7.)