ORDRE. ^ OTER
De l'Empire usurpé rendre grâces aux dieux,
Et que le front paré de votre diadème
Ce traître trop heureux ordonne de vous-même? {Oth,, v, 2.;
Et seul de tous les Grecs ne m'est-il pas permis
D'ordonner des captifs que le sort m'a soumis? (Rac, Androm., i. 2.)
— ORDONNER DE QUELQUE CHOSE, doDuer des ordres au sujftt de quelque chose :
Des plus heureux desseins font avorter le fruit,
De peur de le laisser à celui qui les suit.
Comme ils ont peu de part au bien dont ils ordonnent,
Dans le champ du public largement ils moissonnent. [Cinnuy i, 2.)
ORDRE. DONNER ORDRE A SES AFFAIRES, mettre ordre à ses affaires :
Donne pour ce grand jour, donne ordre à tes araires,
Pour ce grand jour, le comble ou la fin des misères. (/mif.. i, 24.)
— AMES d'un ORDRE TROP HAUT, âines d*une naturc trop élevée:
Leurs âmet à tous deux, d'elles-mêmes maîtresses,
Sont d'un ordre trop haut pour de telles bassesses. (PoL. m, 1.)
ORTOGRAPHER, pour ortograpkier :
J'ai donc fait ortographtr ainsi les mots suivants. (Préf. de : U ThéiH. de P. Corn., édit. de 1682.)
OSTENTATION, avec le pluriel :
Elle enseigne à ranger tes sens sous ta puissance, A bannir de tes actions L'orgueil des ostentations,
Et le fard de la complaisance. (/mi7., m, 54.
Quant au général, il fut admiré deScipion, qui au milieu de sa gloire sembloit porter envie à la capacité du vaincu; et le vaincu, dont l'humeu rétoit assez éloignée des vaines ostentations, crut toujours avoir quelque supériorité dans la science de la guerre. (St-£vrem., Réftex. sur les div. génies du peuple romain^ vu.)
Voir notre article HONTE,
OTER, fig. OTER DE SOUCI, tirer d'inquiétudc :
Souffrez que j'aille ôter mon maître de souci,
U meurt d'impatience à force de m'attendre. {La Gai, au Pal., iv, 2.)
— De méine avec le pron. pers. :
J'ai cru, pour m'en défaire, et m'dter de souci,
Que le meilleur étoit de l'amener ici. LlUus. corn . iv, 5.)
Rodrigue, fuis de grâce, ôte-moi de souci;
Oue ne dira-l-on point si l'on te voit ici? (Le Cirf, m, 1.)