OUVERT. — OUVERTURE
(Lariv., Le Laq.f i, 1.) — Monsieur, voyez, je vous prie, l'audace de ce fier outreeuidé. (Id., ibid.^ m, 6.) — Je n'eusse jamais pensé que tu eusse esté si volage et Quirecuidé que de faire une si lourde faute. (Tournbbu, f^es Conuns^ vt, b.) — Ne les punir et ne les faire travailler, et les bien nourrir les rend superbes et oitireeuidex. (La Bobtib, Le» CEeonom. dtàritL) — Le baron de Soupes étoit on trécbrave et vaillant jeune homme, mais un peu trop ouirecuidé. (Brant., Dm Duelt.)
On a dit de même de nos jours, entre autres exemples :
J'ai su depuis que le prince de Condé avait fait offrir à ce hobereau-vicaire le préceptorat du duc de Bourbon. Le prêtre outrtcuidé répondit que le prince, possesseur de la baronnie de Chateaubriand, devait savoir que les héritiers de cette baronnie pouvaient avoir des précepteurs, mais n'étaient les précepteurs de personne. (Ghateaubr., Mém, d'OutrcTombe.)
Et d'une manière analogue avec un nom de chose :
Il existe une carte de la France où la victoire ouirecuidée traça, en 1816, une ligne qui retrancliait de notre territoire une partie de nos provinces de TEst et du Nord. (Chatbadbr., Capiiv. de la duch, de Berry.)
OUVERT, part, passé, ame ouverte a la douleur :
L'âme de cette reine, à la douleur ouveru,
A toute la famille imputeroit sa perte. {La Tois, d'or, iv, 1.)
— PARLER AVEC UNE AME OUVERTE, commc OU Ht parler à coeur
ouvert :
Qui s'expose au péril veut bien trouver sa perte;
Et, pour vous en parler avec une âme ouverte,.. (Pof., u, 6.)
— UNE ALLÉGRESSE OUVERTE, uuc allégrcsse qui éclate ouvertement :
Il porte sur le front une allégreese ouverte^
Que le bonheur public fait bien moins que ma perte. [Hor., iv, 6.)
OUVERTURE, l'ouverture du sujet, l'exposition :
La protase, où se doit faire la proposition et Vouverture du sujet. {Prem. DUc.)
— DONNER OUVERTURE A, mettre sur la voie de^ suggérer, faciliter les moyens de :
Les Hollandois m*on< frayé le chemin, et donné ouverture à y mettre distinction par de différents caractères, que jusqu'ici nos imprimeurs ont employés indifléremment. (Préf. de : Le Théâtre de P. Corn., éd. de 1682.)
On trouve de même :
Ce peu d'exemples suffira pour donner ouverture à en trouver une infinité d'autres. (Flbury, Disc, sur la poésie, x.)
On rencontre de plus nombreux exemples de donner ouverture à, suivi d'un substantif, dans im sens analogue : J'espère de la bonté de Dieu que ce bon succez donnera ouverturt à d'antres,