‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 75 sur 342 · OUVRAGE. — OYEZ · texte numérisé non relu

OUVRAGE. — OYEZ

qui ne lai feront pas moins avantageux. (Richbl., LetL, à la dueb. de Savoie.)— Û n'y a personne qai ne voie quelles ouvertures donneroient de telles maximes au bouleversement total de TËglise. ( Boss., Lett., aux relig. de Port-Royal.) — Je ne le dis pas de moi-même : c'est un saint évêque d'Orient qui m'a donné ouverture à cette pensée. (Id., Serm. pour une profeis. prêché le jour de fÊpiph,, ii.) — Si j'aperçois que le temps vienne de ne plus communiquer qu'avec Dieu seul, je vous le dirai : mais c'est à quoi je ne vois aucune ouverture ni apparence. (Id. , Leii,^ à VL— d'Alb. de Luynes, 25 janv. 1G94.)

Ce mot, dans la même signification, s'employait encore de bien des manières heureuses qu'il n*est pas de notre sujet de rapporter, mais dont Fimitation ne pourrait qu'ôtre applaudie.

OUVRAGE. DES COLLETS d'ouvrage, des collets ouvrés :

Madame, montrez-nous quelques collets (C ouvrage, {La Gai. du PaU^ i, 6.)

Cette locution d'ouvrage se joignait comme qualificatif et avec le sens de travaillé, ouvré, à beaucoup de mots, tels que bois cToumtgej etc. Voir Savary des Brûlons, Dict. de commerce^ article ouvrage.

— l'ouvrage de mes mains, ma créature, celui qui me doit tout :

V ouvrage de mes mains avoir tant d'insolence I [Thiod., i, 5.)

OUVRIR. OUVRIR les yeux sur, avec un nom de chose pour sujet :

Vous en savez beaucoup, ma sœur, et vos mérites

Vous ouvrera fort les yeux sur ce que vous valez. (Agés,, u, 1.)

— OUVRIR, fig., communiquer avec confiance :

Je puis donner passage à mes tristes soupirs,

Je puis l'ouvrir mon âme, et tous mes déplaisirs. {Le Ctd, m, 3.)

Sans y perdre de temp«, ouvrez votre pensée. (Sert., ii, 2.)

Et songez qu'il est temps de m'ouvrir vos pensées. {Sur,, u, 2.)

Parlez, duc, et sans peine ouvrez-moi vos secrets. (Rotrou, Fenc, iii,3.)

— De même avec le pronom personnel :

De semblables secrets ne s'ouvrent pas à moi. (C/t<., ii, 6.)

Tu lis dans mes pensers, qui ne t'ouvrent qu'à toi. (Ragan, Les Berg., iv, 1.)

OYEZ, OIEZ, deux. pers. plur. du prés, de Tindic. de outry étendre :

Vous oyez l'arrogance. (D. Sanehe, i, 5.)

Seigneur, sans mes refus nés d'une juste crainte. Tous pleureriez ma mort où vous oyez ma plainte.

(T. Corn., Pers. et Démétr.» u» 3*)

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