PERIODE. — PERIR
— A SES PÉRILS, AUX PERILS DE, comme OD dit, à ses risques et fjéiHls^ aux risques et périls de :
Contente à tes périU ton curieux désir. (Jlé/., v, 1.)
Chacun à ses périls peut suivre sa fortune. {Penh., lu, 2.)
Et doutant s'ils rendront se faire à l'esclavage.
Aux périls de Sylla vous tâtez leur courage. {SerL^ ni, 1.)
La forme de Corneille est incomparablement meilleure pour la concision et la rapidité.
On a dit comme le grand poëte , et probablement à son imitation :
Laissant à ses périls l'oisif physicien
Se fatiguer l'esprit d'un frivole entretien,
Libre d'un tel souci, le laboureur plus sage
Du fleuve répandu goûte en paix l'avantage. (Sênbcr, Satires^ LeNouvell.)
Seulement en ce point politique savant,
Qu'il réduit ses amis à se paître de vent,
Et Nourrissant d'espoir leur attente trompée,
Maintient à leurs périls sa grandeur usurpée. (Id., ibid.)
PERIODE, subst. masc, point le plus élevé, apogée :
Puisque les sciences et les arts ne sont jamais à leur période, il m'est permis de croire qu'ils n'ont pas tout su. {Mél., préf.)
PÉRIR, en parlant du sang :
Je conserve ce sang qu'elle veut voir périr. [Cinnat m, 1.)
« Périr un sang est un barbarisme, » au jugement de Voltaire, ^'est au moins une manière de parler très-singulière.
— PÉRIR, avec un nom de chose, être périssable :
J'ai de l'ambition, mais plus noble et plus belle,
Cette grandeur périt, j'en veux une immortelle. [Pol., iv, 3.)
-^ PÉRIR, conjugué avec être, en parlant d'im être animé :
Et ce cheval ailé fût péri mille fois
Avant que de voler sous un indigne poids. {Androm,, m, 4.)
Por Deu ! gardez-la moi, qu'ele ne soit périt.
(J. BooBL, La Chans, des Sax., 7* éd.)
^^fiareni tous ceulx qui estoient dedens noiez et péris. (J. d'Arras, Mélus., éd.
i^nmet, p. 130.) — Cbascun plaignoit la noble chevalerie, qui estoit comme la
fleur de France, qui perie y estoit. {Le Liv. des faicts du maresc, de Boucicaut, i, 37.)
Trestout le bestail est pery
Cest yver par la grant froidure. {La Farce de maistre Pathelin, se. ii.)