‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 116 sur 375 · CHARGE. — CHARMEUR · texte numérisé non relu

CHARGE. — CHARMEUR

Je serois plut sévère, et tiens qu'ajuste titre.

Tons lui pouvez tantôt en foire un bon chapitre. {Suite dm Mem„ ^ ^

CHARGE. AUX CHARGES QUE, pouF, à la charge que:

Là j'aurai tout loisir de te le raconter.

Aux charget qu*k mon tour aussi Ton m'entretienne.

Nous n'avons pu rencontrer cette locution ailleurs que cr^l

Corneille.

CHARGEANT, fig., pesant, lourd, fâcheux :

Je ne vous en chargeai qu'afin de me défaire

D'un entretien chargeant et qui m'alloit déplaire. (La GaL du PûL, à m ,

CHARMANT, subst. le charmant, opposé à futile :

Cherche-moi Spitridate. et l'amène en ce lieu, Et nous verrons après s'il n'est point de milieu

Entre le charmant et l'utile. (Ctmia., l^*« 4.

CHARMÉ. PRÉSENT CHARMÉ, pour désigner la robe que ^iédée envoya à Creuse, après l'avoir empoisonnée par ses charmes mafçiques : '

Hélas ! vous recevez par ce présent charmé

Le déplorable prix de m'avoir trop aimé. {Méd., v, 5.)

CHARMEUR, adj. :

Quiconque aime l'époux, Cria-t-il, de sa voix trouve l'accent si doux, Que de ses tons charmeurs l'amoureuse tendresse, . Sitôt qu'il les entend, le comble d'allégresse. (Imii., iv, if-)

A la première vue un objet qui nous platt N'inspire qu'un désir de savoir quel il est. On en veut aussitôt apprendre davantage. Voir si son entrelien répond à son visage, S'il est civil ou rude, importun ou charmeur, Éprouver son esprit, connaître son humeur. {La GaL du Pal., h S*)

Conieille dit de même subst. :

Éloignez quelque temps ce dangereux charmeur. [La Veuve, Hi^)

C'est un des mots nombreux que Corneille gardait de b

langue du seizième siècle :

(Platon) veut que ce soit pareillement l'office de la fortitude combattre i ^'f^' centre de la douleur, et à rencontre des immodérées et charmeresses blandie^* de la volupté. (Moiit.,Em., m, 13.) — Je m'en vais, lui disoit-il, vous monstre', et faire voir sans lunettes, si n'estes du tout aveugle, qu'U y a une verW «**^ meuse cachée es yeux. (Bouchet, Serées, xix.)

On a dit comme Corneille au dix-septième siècle :

Vos yeux, ces beaux charmeurs, avec tout leur éclat, .

Ne sont point accusés de tant d'assassinats. (Rotbou, fenCti^'f**'

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