CHOQUER. — CLARTÉ
" CHOIX, objet du choix :
^ons éies le ekoix de ce grand génie, qai n'a fait que des miracles. {Disc, de
CHOQUER, attaquer de près et vivement, choquer la for- JE;
L'âme doit se roidir plus elle est menacée,
Et contre la fortune aller tête baissée,
La choquer hardiment, et, sans craindre la mort,
Se présenter de front à son plus rude effort. [Mid., i, ô.)
flUTE, suivi de darw, avec un régime :
i eftme d'un méchant dam le malheur a de quoi nous plaire par l'aversion que
s prenons pour lui. {Deux, Disc.)
Et te laissera faire une chute effroyable *
Dans les pièges du monde et les filets du diable. [Imit.^ i, 24.)
)ii comprend difficilement qu'un emploi si heureux n'ait pas seulement indiqué par les dictionnaires. Le goût autoriserait 'tes encore aujourd'hui à dire avec Conieille : La chute d'un ^hmt dans le malheur, faire une chute effroyable dans les pièges mnde. On pourrait dire aussi bien avec d'excellents écrivains :
a ehuu de TertuUien dans le montanisme est une des plus étonnantes dont on >s ait conservé la mémoire. (Dugubt, Con/ér, eccL , vi" dissert. , S 3 ) ~ H n'y Je l'Écriture sainte qui nous donne une notion claire et certaine de l'homme, Dons découvrant les avantages de sa première origine, sa chute dans le péché es miles funestes de cette chute. (Roll., Traité des éludes, vu, 1.)
Et en parlant d'une chose matérielle :
<A8y venons souvent, à la chute du soleil dans la Méditerranée. (Lamart., w.Con/îd., lOMett.)
GLAIR. TIRER LA VÉRITÉ PLUS CLAIRE, comme OU dit, tirer une ^re à clair: '
Quelque secret mystère est caché là-dessous.
Allons, pour en tirer la vérité plus claire,
Seules dedans ma chambre examiner l'affaire. (La Gai, du Pal., iii, 8.)
^lARTÉ, fig., avec le plur., lumières de l'esprit :
Je ne veux plus d'époux, mais il m'en faut une ombre,
Qui des Césars pour moi puisse grossir le nombre,
Un mari, qui, content d'être au-dessus des rois.
Me donne ses clartés et dispense mes lois. {Pulch., v, 3.)
Vous avez des clartés que mon insuffisance.... (Sert,, ii, 3.)
^û8 usuel chez les grands écrivains du dix-septième siècle.
422 CLAUSION. — CŒUR.
— CLARTÉ, fig. et avec le plur., lumières, éclaircisse
Quoi qu'il en soit, madame, allez trouver Phorbas. Tirez-en. s'il se peut, les clartés qu'on n'a pas. (
CLAUSION DE COMPTE, règlement de compte :
A ce que pour sa décharge il soit procédé à l'examen dudit compt d'icelui. {Comptes de la paroisse St-Sauv.)
CLORE, fig. :
.... Oui, seigneur, cette heure fortunée
Par mes derniers soupirs clora ma destinée. (iV
Suivant Voltaire, « clore ^ clos, n*est absolument poii dans .le style tragique. » Pourquoi? Ce mot n'est-il imagé, harmonieux? Que faut-il de plus pour la di gique? Clore, clora, et même clos, se trouvent employé vers les plus relevés, les plus soignés et les plus agréai
Avant le temps tes tempes fleuriront,
De peu de jours ta fin sera bornée.
Avant le soir se clorra ta journée.
Trahis d'espoir tes pensers périront.
Hélas! ma fille, hélas 1 qui me clorra les yeux, Mais que mon pasle esprit soit monté dans les cieux?
(Racan, Les I
Mais que, dans cet exemple, signifie quand,
CLOSAGE, enclos :
Qui, seul et désarmé, cherche dedans ces bois
Un bœuf piqué du taon, qui, brisant nos dosages,
Hier, sur le chaud du jour, s'enfuit des pâturages. (C/tt.,
Closage, avant le dix-septième siècle, était employé j fier non -seulement enclos , mais encore champs voiî ville, champs qui entourent, enclosent une ville. Le ^ çais avait aussi la forme clautsage,
CŒUR. ÊTRE LE COEUR DE QUELQU'UN, être Tobjct ds affection :
li fut ainsi que vous le cœur d'un roi Louis. (Remerc, au i
— PERDRE LE COEUR DE, suivi d'uu infinitif, perdre l la hardiesse de :
Les Mores ont appris par force à vous connottre.
Et, tant de fois vaincus, ils ont perdu le cœur
De se plus hasarder contre un si grand vainqueur. {i