‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 132 sur 375 · CONFONDRE. — CONFUS · texte numérisé non relu

CONFONDRE. — CONFUS

que celles qu'on allégaoit. (Anqubt., Vlntr. du cab,, i. 1603.) — L'athée Bauini avoit été agent iréB-confident de Richelieu. ( Micuelbt, Hist. de France au zvii* siècle, Louis X/F, c. 3.)

CONFONDRE, troubler, brouiller, confondre la mémoire :

Si la quantité d'intrigues et de rencontres n'accable et ne confond leur mémoire. [Méi., préf.)

CONFORT, consolation :

Vain et triste confort! Soulagement léger! {Mid., v, 4.)

Dans ces importunes langueurs, Encore parmy les rigueurs De la ju:itice inexorable, Il m'estoit permis de le voir Et d'un confort peu secourable Luy rendre mon dernier devoir. (Thbopb., De C Immort, de T^me.)

CONFORTER, affermir, encourager, consoler :

Ainsi Dieu conforta cette âme désolée. {Imit., i, S5.)

Ta pitié le conseille, et ta voix le conforte, (ibid., m, 57.)

Uz nous ont consolez et eonforuz en leur langaige, qui est bien estrange. (Le«

•M9. odmtr. , eic. , Yar. hist. et litt., t v, p. 160.) — Plus rigoureusement traité

^il ne le fut au jardin , où le ciel au moins parut s'intéresser en sa faveur, et

V^ioin, par le ministère d'un ange , de le conforter. ( Bourd. , Serm. sur le crue.

<Ie/. C, I.) — Il était doux, humble de cœur, secourait l'indigent, confortait le

<ioleat, assistait le mourant. (P.-L. Cour., Lett, au Cens., vi.)

CONFUS, adj., qui est plein de confusion, de trouble, d'incertitude, en parlant de choses. Corneille fait avec ce terme des alliances nombreuses et variées. Ainsi il dit :

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