‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 143 sur 375 · COUP D*ESSAI · texte numérisé non relu

COUP D*ESSAI

Sous vos commandements on force tous obstacles ;

On porte l'épouvante aux cœurs les plus hardis,

Et par des coups d'essai vos Ëtats agrandis.

Des drapeaux ennemis font d'illustres spectacles. {PoL, à la reine rég.)

Jaloux des bons desseins qu'il tâche d'ébranlel*,

Quand il ne les peut rompre, il pousse à reculer;

D'obstacle sur obstacle il va troubler le vôtre,

Aujourd'hui par des pleurs, chaque jour par quelqu'autre ;

Et ce songe rempli de noires visions

?<'est que le coup d'essai de ses illusions. {Pol.f i, 1.)

Mes pareils à deux fois ne se font pas connoîlre,

Et pour leurs coups d'essai veulent des coups de maître. [Le Cid, ii, 2.)

« Coups d'essai, coups de maître; termes familiers qu'on ne doit jamais employer dans le tragique , » dit Voltaire. On peut trouver cette remarque sévère. Coup d'essai a été employé dans le style le plus soigné et le plus élevé :

En voilà assez pour des faussetés si vaines. Ce ne sont là que les coups d'essai de vos novices, et non pas les coups d'importance de vos grands profès. (Pasc.

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