‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 148 sur 375 · COURAGE · texte numérisé non relu

COURAGE

Moult forment crient' en son corage,

Quant Floires iert de tel éage

Que feme devra espouser,

Qu'il ne puisse de li torner. {Ftoire et Blancefior^ v. 266.)

Dittes-lni tant seulement qu'il soit sage et secret et qu'il sache bien celler son courage. {Le Liv. de Troil,, ii. Bibl. elzév.) — De laquele art il monstra et enseigna partie à la royne sa femme, nommée Hermofrodita, et laquelle depuis fist de beaux principes pour le commencement de ces Euvangiles ; mais elles ne furent de son temps acheveez, ains d'eage en eage et de siècle en siècle elles ont esté multipliéez et par legiers espris infusez es corages des prudentes femmes , chascunes en son temps. {Les Êvang. des Quenouilles, éd. Jann., p. 5.)

Les escolliers, de bon couraige, Passèrent temps joyeusement.

{Poés. attrib. à YiUon, La Repue Montfaulcon.} Laissa Egypte et le fleuve du Nil, Espris d'amour en un cœur juvénil, Quand le renom de sa très claire dame Luy eust esmeu tout le courage et l'ame.

(Jean Lemairb, Epxsi, de Camand verd,) Aincois dit le noble couraige, Qu'il n'y consentiroit jamais Et ne feroit aucun dommaige

Aux enfans qui n'en pouvoient mais. (Mart. d'Auv., La Trahis, pun.) Ne blâmons désormais des femmes le courage, Gomme ignorant, aveugle, inconstant et volage ;

La nature est leur loi. (Amad. Jamyn, Ode, pour justifier i'inconst.) Donc le destin vouloit que mon courage Entrât par vous en amoureux servage.

En mille endroits au loin j'ai voyagé.

Sans que mon cœur y restât engagé. (Id., Êlig.)

Que de discours ma raison séduisants.

Que de pensers Tun l'autre destruisants

Sentys-je alors agiter mon courage! (Bertaut, Stances.)

Cela les fit rire de bon courage. (Scarr., LeHom, comique, V* p., vu.) Au moins que les travaux, Les dangers, les soins du voyage.

Changent un peu votre courage! (La Font., Fables, ix, 2.}

Je crois qu'Achille ne rioil pas de moins bon courage, (Id., Les Amours de Psyché, 1.)

Depuis quand mon lâche courage ■ ■ -'■ Conçoit-il des périls qui le fassent trembler?

^Sbnecé, Dialog, des dieux, Mars et Vénus.) Be quelque côté qu'ils s'adressent, ils ne trouvent partout que des courages ulcérés. (Ybhot, Rév. rom,, v.) — La paix faisoit renaître dans des courages si fiers la d|lN94e que la guerre n'avoit que suspendue. (Id., ibid., m.) le vous en dirais davantage Contre ce mal de la raison Que je hais de si bon courage. (Yolt., Rép, à Demnahi.\.]

' Yar., Cremoit.

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