ÉLITE. — ÉLOIGNER
ment, la chaleur des passions , les tendresses de Tamour et de l'amitié , et cet heureux assemblage est ménagé de sorte qu'elle s'élève d'acte en acte. Le second passe le premier, le troisième est au-dessus du second, et le dernier l'emporte sur tous les autres. {Exam, de Rodog,)
ÉLITE, choixy comme on employait aussi élection :
C'est donc la vérité, que la belle Sfélite
Fait du brave Philandre une louable éliie.
Et qu'il obtient ainsi de sa seule vertu
Ce qu'Ëraste et Tircis ont en vain débattu. [HéL, ii, 7.)
ELLIPSE. Entre les ellipses si fréquentes dans le style de Corneille, les suivantes sont très-remarquables :
Pensez plutôt à ceux dont le service offert, Accepté vous conserve ^ et refusé vous perd. DORisE. Crois-tu donc, assassin, m'acquérir par ton crime,
Qu'innocent méprisé, coupable je t'estime? (C/w., iv, 1.)
On peut y voir le modèle de Vellipse si célèbre de TAwrfromaqm de Racine :
Je t'aimais inconstant, qu'aurais-je fait fidèle?
ÉLOIGNEMENT, action de s* éloigner de quelqu'un, avec \à pluriel :
Le sang royal n'a point ces bas attachements
Qui font les déplaisirs de ces éloignements, (CEd., iM
ÉLOIGNER DE, suivi d*un infinitif, éloigner de régner, écarter du trône :
L'argent put inspirer la voix qui les prononce, *
Cet organe des dieux put se laisser gagner
A ceux que ma naissance éloignait de régner, . [Œd., ui, 5.)
— ÉLOIGNER quelqu'un, ponrs'éloigmrdèqueiquuh;'ÈL6l^^^
QUELQUE CHOSE, pour s'éloigmr de quelque chose :
Bien que vous éloigner ce me soit un martyre, Puisque vous le voulez, je n'y puis contredire. {JLa 5iftv.,iu, 9.)
Ses vaisseaux en bon ordre onf, élfiigné^layilte, .
Et pour joindre César n'ont avancé qu'un mille. ' ' ÎPomp^ lu, 1)
« Ont éloigné la ville » est un solécisme. H fallait, « se sont
éloignés de, » ou plutôt une autre expression, un aulreîour, »
dit Voltaire.
Le blâme est injuste. Éloigner, actif, dans .le sens de fSWigMr
jie Jmr, éviter, était de la langue la plus correcte au dix-J6j)tièine
1 si^le», .comme, elle, l'avajlt été au seizième et 'àlïp^r&Vâhf ïTtn)
a rien de plus commun dans nos poètes, tant anciens que mo-