‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 229 sur 375 · ÉPRENDRE · texte numérisé non relu

ÉPRENDRE

Car de vous m'a espris si, (l'amoar)

Dame, qu'àvoustout m'otroi.(JBH. LRSCUti.fChanê.ibaU. einmd^v.)

Ce me semont D'aler partout, en val, en mont. Où celle est par qui mi eu il m'ont Espris d'amoureuse pointure. (Id., Wid.f luiu.)

Sire, mes ne vous anuit mie, Ces tablettes-ci retenès^ Aucune chose y trouvères.

Elle li donne, et cilz le prent.

Que amours atise et esprenl,

(U Roum. du Chast. de Couei, v. 9878, éd. Gfap.)

M'a tellement de ses beautez épris

Que. . . (RoNS., Àmourif i, 68.)

Aime, ma fille : car d'onneur

Est qui par nature i'esprent, {Songe doré de la Pueelie,)

Mais si le doux archer, le beau fils de Cipris,

•D« quelqu'une iavoit ardantement espris

Qui fuflt à ma Clorette aucunement semblable,

Je sçay que tu n'auroisrien de plus agréable. (Trotir., Les Corrét;.,iv,3.)

Aimée, j'aura^ donc ton cœur d'amour espris^

Et pour autre j'auray la dépouille conquise!

De battre les buissons, j'auray la peine prise,

Et par autre que moy le lièvre sera pris! (Pibirb ob Bragh, Qualrtàn.)

Quand je vous ai ma promesse jurée,

(Qu'autre que vous ne brusloit mes esprits.

Et que le feu dont vos yeux m'on< espris,

Seroit en moi d'éternelle durée ,

Vous n'avez cru ma parole asseiurée.(SeBVOLBOBSTB-lliiAATBB,Sdfii0fi>)

Mais son doux chalumeau

VL'ayant d'amour esprise,

Ce n'est rien de nouveau

Si je fy la sottise. {Comédie de Chans., m, 1)

Vous qui, sans passion, jugez les passions,

Dont l'esprit tout de feu esprend nos motions,

Lians le doigt de Dieu aux principes éthiques,

Les tesmoignages saincts ne sont pas politiques

Assez à vostre gré : vous ne cognoissez point

Combien peut l'Esprit sainct, quand les esprits il poinct.

CD'Açw««B,/.e« Trifgfqm*')

«9fiai^.» la cher sopcy de tant de be«uix eiipiriU*

Qui d'une douce flame avez mon cœur espris. (Racan, Berg,^ u,5.)

Un feu si véhément

ÀvoU espris son âme

Qu^. (Id., Stances à des Fonuàn»»*)

Avant que la beauté dont la flamme Céprit Par un phiHre funeste eût troublé son esprit.

(SÉNECB, Sau, à M. le maréchal de Noailles.)

Sa vertu, sa douceur, sa politesse, tout m'ava^ éfris de lui. (Saint-Simoh.* MéfH,f i, 15.) ,v *■*

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