ÉPRENDRE
Car de vous m'a espris si, (l'amoar)
Dame, qu'àvoustout m'otroi.(JBH. LRSCUti.fChanê.ibaU. einmd^v.)
Ce me semont D'aler partout, en val, en mont. Où celle est par qui mi eu il m'ont Espris d'amoureuse pointure. (Id., Wid.f luiu.)
Sire, mes ne vous anuit mie, Ces tablettes-ci retenès^ Aucune chose y trouvères.
Elle li donne, et cilz le prent.
Que amours atise et esprenl,
(U Roum. du Chast. de Couei, v. 9878, éd. Gfap.)
M'a tellement de ses beautez épris
Que. . . (RoNS., Àmourif i, 68.)
Aime, ma fille : car d'onneur
Est qui par nature i'esprent, {Songe doré de la Pueelie,)
Mais si le doux archer, le beau fils de Cipris,
•D« quelqu'une iavoit ardantement espris
Qui fuflt à ma Clorette aucunement semblable,
Je sçay que tu n'auroisrien de plus agréable. (Trotir., Les Corrét;.,iv,3.)
Aimée, j'aura^ donc ton cœur d'amour espris^
Et pour autre j'auray la dépouille conquise!
De battre les buissons, j'auray la peine prise,
Et par autre que moy le lièvre sera pris! (Pibirb ob Bragh, Qualrtàn.)
Quand je vous ai ma promesse jurée,
(Qu'autre que vous ne brusloit mes esprits.
Et que le feu dont vos yeux m'on< espris,
Seroit en moi d'éternelle durée ,
Vous n'avez cru ma parole asseiurée.(SeBVOLBOBSTB-lliiAATBB,Sdfii0fi>)
Mais son doux chalumeau
VL'ayant d'amour esprise,
Ce n'est rien de nouveau
Si je fy la sottise. {Comédie de Chans., m, 1)
Vous qui, sans passion, jugez les passions,
Dont l'esprit tout de feu esprend nos motions,
Lians le doigt de Dieu aux principes éthiques,
Les tesmoignages saincts ne sont pas politiques
Assez à vostre gré : vous ne cognoissez point
Combien peut l'Esprit sainct, quand les esprits il poinct.
CD'Açw««B,/.e« Trifgfqm*')
«9fiai^.» la cher sopcy de tant de be«uix eiipiriU*
Qui d'une douce flame avez mon cœur espris. (Racan, Berg,^ u,5.)
Un feu si véhément
ÀvoU espris son âme
Qu^. (Id., Stances à des Fonuàn»»*)
Avant que la beauté dont la flamme Céprit Par un phiHre funeste eût troublé son esprit.
(SÉNECB, Sau, à M. le maréchal de Noailles.)
Sa vertu, sa douceur, sa politesse, tout m'ava^ éfris de lui. (Saint-Simoh.* MéfH,f i, 15.) ,v *■*