‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 239 sur 375 · ÉTERNITÉ · texte numérisé non relu

ÉTERNITÉ

- ÉTAT, estime, cas :

Qnoil c'est là lonlVéïat que tu fais de mes feax? (Mél , i, 5.)

C'est donc là tout Vétai que tu fais d'Hippolyte?

Après des vœux offerts, c'est ainsi qu'on me quitte ! {La Gai, du Pal,^ ii» 7.)

Par un secret instinct que je ne puis nommer,

J'en fais beaucoup A'état, et ne le puis aimer. {L'IUui, corn., m, 1.)

Avez-vous su l'état qu'on fait de Curiace,

Ma sœur? {Hor,, ii, 4.)

Je vais comme au supplice à cet illustre emploi,

Je maudis mille fois Véiat qu'on fait de moi. (.Ibid,, se. v.)

Et ne fais point à'état de sa possession.

Si je n'ai point de part à son affection. {Ibid,, m, 1.)

Et s'il en est un prix dont vous fassiez état^

Donnez-moi les moyens d'être un peu moins ingrat. [Sur., m, 2.)

n voit comme le poëte varie heureusement une locution des > usuelles au dix-septième siècle.

- FAIRE DE l'état, commc faire état :

Faites-en de Pétat, il est vaillant lui-même;

Il commandoit sous moi. [VIllus, corn,, m, 10.)

- FAIRE ÉTAT DE (un infin.) , compter de :

Sinon, sur mes sn'ieis Jaiies état d'avoir,

Ainsi que sur moi-même, un absolu pouvoir. (/ïMd., iv, 5.)

- FAIRE ÉTAT DE (un subst.) , comptcT sur :

Adieu, Jaites état de mon humble service. {La Suiv.^ v, 4.)

- FAITES ÉTAT EN MOI d'un FRÈRE, voycz en moi UD frère, relez-moi comme un frère :

En moi dorénavant Jaites état d'un frère. NDRE à Rosidor. En moi d'un serviteur dont l'amour éperdu

Ne vous conteste plus un prix qui vous est dû. (C/i<., v, 5.)

- LAISSER EN QUELQUE ÉTAT DE (un infin.), commfe OU dirait ^er en quelque facilité de :

J'y mourrai sans regret, si mon dernier moment

Vous laisse en quelque état de régner sûrement. {Sophon., i, 4.)

TERNITÉ, auplur. :

Ah I combien 'ces moments de quoi vous me flattez,

Alors pour mon supplice auroientd'^fernii^«/ {HéracL, m, 1.)

uivant Voltaire, <3con n'a jamais dû, dans aucune langue, ire le moi à! éternité au pluriel, excepté dans le dogmatique, nd on distingue mal à propos rétemité passée et Tétemité à

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