FACHEUX. — FAGOTÉ
Louis XIV, parlant de la mort de M"® de Fontanges , écrit au duc de Noailles :
Quoique j'attendisse il y a longtemps la nouvelle que vous m'avez mandée, elle n'a pas laissé de me surprendre et de me fâcher, [Extr, du la corresp, de la fam. d6 Noailles.)
Il ie fâche, en ces lieux, d'abandonner ta proie. (ftACiifs, MUhrid,^ ii, 1.)
FACHEUX A, suivi d'un infinitif, difficile, pénible à :
Une vieille habitude est fâcheuse à quitter. {twit., i, 14, éd. 1651.)
Mais ces secrets pour vous sont fâcheux à comprendre. {Pol., v, 3.)
« Ce mot fâcheux n'est pas le mot propre, c'est difficile, » dit Voltaire.
L'acception de Corneille se rencontre dans les écrivains de son temps ;
Que cette nnict est longue et fascheuse à passer. (Racan, Berger,, i, 1.)
FACILE, dans le sens de complaisant, en parlant d'une femme, employé dans un sens favorable.
A propos d'un vers de Corneille [Othoriy ii,1) où cet adjectif est employé, un académicien très-spirituel du dernier siècle a fait cette remarque :
c Nous voyons dans de bons écrivains du siècle passé des expressions qui sont encore dans la langue, mais auxquelles on a attaché depuis une idée, ou plus étendue^ ou trop familière, ou même licencieuse. Pour donner un exemple, finesse n'a signifié d'abord qu* ariificej subtilité , sorte de prudence. Ce mot a acquis la signification de délicatesse, àe perfection. On dit finesse d'esprit, finesse de l'art. Le terme de face, pour dire visage, n'est presque plus d'usage dans leelyle noble. Quant à des expressions devenues licencieuses, il ne faut que se rappeler quatre vers d'un poëte dont les ouvrages seront immortels à tout autre égard :
Dis-moi donc, lorsqu'Othon s'est offert à Camille,
A-t-il été contraint? A-t-elle été facile, etc. »
(HoNGRiF, Disc, acad,, 10 mars 1742.)
Corneille a encore dit d'une manière analogue :
De grâce, mon souci , laissons cette causeuse,
Qu'elle soit à son choix facile, ou rigoureuse,
L'excès de mon ardeur ne sauroit consentir
Que ces frivoles soins te viennent divertir. {Mil., y, 6.)
FAGOTÉ EN, fagoté comme, fagoté en vrai magot, qui a toute la mine d'un singe :
Femme qui se peut taire A sur moi tel pouvoir et tel droit de me plaire, Qu'eùt-elle en vrai magot tout le corps fagoté. Je lui voudrois donner le prix de la beauté. UU Hwt., i, 4.)
Un auteur secondaire de la fin du dix-septième siècle a copié le vers original de Corneille :
Eût-elle m vrai magot tout le corps fagotéj
N'importe, sa laideur seroit ma sûreté. (Campist., Le Jal, désab.f ¥, 1.)
FAIRE, V. a., se ménager, s'assurer :
Dans un péril si grand faites un protecteur, [Théod., ii,2.)
— FAIRE , avec un nom de chose pour sujet, être l'objet de,
causer :
Et je vous consolois, au milieu de vos plaintes.
Comme si notre Rome eût fait toutes vos craintes. (Ifor., i, 1.)
« On ne fait pas une crainte, dit Voltaire, on la cause, on Tinspire, on Texcite, on la fait naître. »
Blâmer ces expressions, c'est ôter la précision aux vers, on Ta déjà observé. Lorsqu'on dit si fréquemment, avec le sens de causer j cet hymen /atV ma joie, tu faism^, peine, mes ennuis, mon désespoir, n'est-il pas très-naturel et très-correct de dire avec Corneille : Ton péril fait ma crainte? comme avec Malherbe :
Cet Achille de qui la pique
Faisoit aux braves dllion
La terreur que fait en Afrique
Aux troupeaux l'assaut d'un lion. {Odes, Au Roi, i, 3.)
Ou d'une manière analogue avec Racine :
Un roi victorieux nous a fait ce loisir. [Esth-^ piol.)
Les exemples suivants de Corneille sont également irréprochables :
Et plus nous approchons de ce grand hyménée,
Plus en dépit de moi je m'en trouve gênée,
Il fait toute ma gloire, il /at< tous mes désirs.
Ne devroitil pas faire aussi tous mes plaisirs ? (Tiie et Bér,^ i, 1.)
Faites-le souvenir qu'il fait seul tous nos vœux. [LesYicLduroi en 1667.)
— A LE FAIRE , employé pour à cela^ y :
Je lui prête mon bras, et veux dès maintenant.
S'il daigne s'en servir, être son lieutenant :
L'exemple des Romains m*autorise à le faire, {Nieom.f u, 3.)
Voltaire fait une critique minutieuse sur ce dernier vers :
« A le faire. On a déjà dit que cette expression ne doit jamais être admise , elle est ici vicieuse, parce que le faire se rapporte à être, et signifie, à la lettre, faire son lieutenant, >
Cette observation est de la chicane ou de l'inintelligence.
— FAIRE DE l'effrayé, coHime faire V effrayé :
Tantôt en le voyant j'at/ati dt V effrayée,
J'ai changé de couleur, je me suis écriée. (iVtcom., i, 5.)
— FAIRE DE LA bête, comme on dit faire la bête, pour signifier refuser quelque chose mal à propos :
J'ai fait autrefois de la béie,
J'avais des Philis à la télé. {Mél, poét,)
— IL FAIT DE l'insensible , pour il fait l'insensible :
Il fait de rimetuiblef afin de mieux surprendre. {Rodog.y it, 6.)
C'est-à-dire, il fait des actes qui sont d'un insensible, qui sont propres à l'insensible.
Faire du, comme faire le, s'employait dans quantité de locutions; ainsi on disait :
FAIRE DU RODOMONT, commc faire le rodomont :
Il fait assez du rodomont, et puis c'est tout.
(C^ DE Cramail, Im Corn, des Prov,, i, 6.)
FAIRE DU REBELLE , commc faire le rebelle :
Ne Jeitet-y ons pas du rebelle, Quant à l'armée arrivas tes ?
[Farce nouv. de Colin, filz de Tlievoi le maire,)
FAIRE DU SAGE , commc faire le sage :
Ghascun contrefait le seigneur;
Chascun faici maintenant du saige. [Sottie nouv, de* Tromp,)
FAIRE DU MUET , commc faire le muet :
Monsieur, il faict du muet.
Il n'a voulu dire nul mot. [Sottie du Roy des Sots,)
FAIRE DU MALADE , commc faire le malade :
Et que à celle cause feriez du malade. {Le Livre de Troilus, Bibl. elzév., Y.)
FAIRE DU GRIART, commc faire le anart :
Or sus, tien, voylà un liart,
Et ne fait point du criart, {Farce de Jeninot.)
FAIRE DU SUBTIL , commc faire le subtil :
Luy qui /ai( tant du subtil, (Théoph., Apol. au roy,)
FAIRE DU GRAND, commc faire le grand:
Estans une chose fascheuse, et qui sent trop l'homme qui veut faire du grand, que de se faire attendre. (Bouchbt, Serées, xxvi.)
FAIRE DU PROPHÈTE , commc faire le prophète :
Apparemment Lanoue n'eût point fait du prophète s'il n'eût en de ces présages politiques devant les yeux. (Bayle, Leit, touch, Useom,^ 1682» p. 529.^
FAIRE DU BON VALET, comme faire le bon valet :
Ce serviteur faisant du bon valet, (Bouchbt, Serées, xzvi.)
FAIRE DE LA PETITE BOUCHE , comme faire la petite bouche :
Un tel aveu vous surprend et vous touche :
Mais /atre icy de la petite bouche
Ne sert de rien ; l'on n'en croira pas moins.
(La Font., Cont,, 2« p., vu, Le Galend. des vieiil.)
On pourrait citer un très-grand nombïe de formes analogues;
ainsi : faire du chiche, comme faire le chiche; faire du sourd,
comme faire le sourd; faire du vaillant, comxne faire le vaillant;
faire du grand seigneur, comme faire le grand seigneur ^ ete.
. (Dans Palsgrave, Lesclarc. de la lang, franc.)
On disait de même : contrefaire du, comme contrefaire le :
Premier, il vous fault contrefaire
Du saige et du bon entendeur, {Souie nouv* des Tromp,)
Tousjours avoir bonne pitance,
Et contrefaire du gros bis. [Farce de folle bobanee,)
De même, avec le pluriel, faire des, comme faire les :
Jie faites plus des fins. (Gringore, VEntrepr. de Venise.)
Ne faisons pas tant des plaisans, (Cl. Marot, Dial. de deux amour.)
— FAIRE , pour se faire :
Et ces grands cœurs, enflés du bruit de leurs combats,
Souverains dans l'armée et parmi leurs soldats,
Font du commandement une douce habitude
Pour qui l'obéissance est un métier bien rude. {Nicom., n, 4.)
Cet exemple n'est assurément pas à imiter.
— FAIRE, absol., comme agir, employé dans le style noble :
Soyons à notre tour de leur grandeur jaloux,
Et comme ils font pour eux, faisons aussi pour nous.' {Nicom,, iv, 6.)
Nous vous avons vu faire Et savons mieux que vous ce que peut votre bras. (D. Soitc, i, 3.)
« Faire j dit le commentateur, est ici plus supportable; mais il n'est que supportable. Racine n'aurait jamais dit : « Nous vous « avons vu faire. »
Racine n'a pas employé faire de cette sorte dans ses tragédies, mais il s'en est cependant servi en style soutenu :
M. le duc étoit lieutenant-général de jour, etySi à la Gondé, c'Mt kwt dire* {Leu. à Boileau, 15 juin 1692.)
On trouve de même, dans des écrits très-sérieux :
A l'âge de qninze ans il reçut le prix à an tournoy qai fat fait à Rennes, où U estoit allé inconna, et contre la volonté de son père, qui fut ravy de le voir si bien /aire. (YuLBOKt Les Homm. illust.^ Du Guesclin.)— M. D'Albret, avec son régi* ment de Navarre, a très-bien /ati. (Pelliss., Leit. At«., 14 août 1^4.)
Nous supprimons, comme superflus, quantité d'exemples analogues.
Corneille emploie cette même expression dans ses comédies :
Mais il n'a fait qu'en homme de courage. [Suite du Ment,, i, 4.)
— c'est a faire a telle personne de , il n'appartient qu'à elle de; il lui appartient, il lui convient particulièrement de :
Devant une telle beauté
Cest à faire à des insensibles
De conserver leur liberté. {Ode sur un prompt amour,)
• Forme ancienne, qui s'est longtemps conservée :
Mais (f avoir honneste entretien,
Ou mener vie salutaire,
Cest à faire d un bon chrestien ;
Frère Lubin ne le peut faire. (Cl. Marot, Bail., Frère Labin.)
De s'enfler de toute action utile et innocente, c*est à faire à gens à qui elle est extraordinaire et rare. (Montaig., Ess.^ m, 10.)— C'e« à faire aux dieux de monter des chevaux aillez, et se paistre d'ambroisie. (Id., ibid,, iv,2.)— C'e^( à faire à ceux que les affaires entraisnent en plein hyver, par les Grisons, d'estre surpris en chemin en ceste extrémité. Moy qui le plus souvent voyage pour mon plaisir, ne me guide pas si mal. (Id., ibid,, m, 9,)-— Cest à faire à M. de Soubize (dit une autre qui estoit freschement revenue de Poictou) de se mettre en frais. {Caq, de VAce.^ 2« joum.) — Là, mesdames, je vous prie de prendre ce qui se dit icy par forme de devis, et non pas au point d'honneur, car c*esi à faire aux hommes de le débattre, et prévoir ce que nous pouvons dire. [Ibid,, 3« journ. ) — Vrayement, Madamoiselle, c'en bien à vous à faire de parler des financiers comme vous faictes. (Ibid,j 5« journ.) — Un autre va répliquer que c'est à faire aux ivrognes de battre leurs femmes, et que les gens de bien ne les frappent jamais. ( Bouchet, Serées, iv.) — Écrivant à Henri IV, son mari, en octobre 1594, elle lui disait en plaisantant que, s'il avait vu la place et la façon dont elle s'y gardait, il jugerait bien à faire à Dieu seul d'entreprendre de la réduire. (Stb-Beuvb, Causer,, 7 juin 186%,)— Cest à faire à celuy qui a fait l'offence de sentir le mal et la peine que donne au cœur le désir de la vengeance. (Charron, La Sag„ i, 31.) -~ Je considère ie mal qui se fait dans le monde, et tout ce qui arrive chaque jour sans m'en guère embarrasser. Cest à faire aux sages de baisser la tête et de prendre du bon biais tanl de bizarres événements. (Guy Patin, Lett., cxlvii, l'^éd.) Cest à faire à ceux que la chronique scandaleuse attaquera d'y prendre garde. (Naudé, Mascur,, p. 12.)— C'en à faire aux insensés de compter sur une vie qui doit finir, et qui peut finir à toute heure. (St-Ëvrem., LeU, à M, deCréquy.)—C*est à faire aux Gassions, et aux personnes peu considérables par leur naissance, de passer leur vie comme des Cravates ; e^est à faire à des gens désespérés de commettre la
fortune d'un Ëtat au hasard d'une bataille ; pour lui, que sa condition et sa naissance rendent incapable de bassesse et de folie, il tiendra glorieusement sa place dans les conseils. (Id., ÂpoL de M. de Beauf,) — Elle lui dit que c*éiaithmà faire à un petit bourgeois comme lui de vouloir se familiariser avec une femme de sa qualité. (Sandral, La France galante, La France devenue italienne.)
De même au dix-huitième siècle : '
Cest à faire aux castors, dira l'Indien, de s'enfuir dans des tanières ; l'uomme doit dormir à Tair dans un hamac suspendu à des arbres. (J.-J. Rouss., Leii., à M. Philop.)
On retrouve de nos jours quelques emplois rares de cette locution :
Cest à faire dM. Cousin de donner du* prix aux pièces inédites qu'il découvre, aux moindres reliques philosophiques et littéraires qu'il publie; il y met des cadres d'or. Mais après lui, à côté de lui, que deviendra cette mode croissante? (Ste-Beuvb, Causer. f 19 mars 1849.) —Mais c*esi à faire à elle de... (Id., t^td., 22 juin. 1850.)-- Celait à faire au dix-huitième siècle et surtout au dix-neuvième de mettre en circulation ce mot-là. (Id., ibid.f 26 mai 1851.)
On rencontre encore fréquemment , avant et après Corneille» c^est à faire à,, à.,, au lieu de c'est à faire à,, de,, :
Par le vray Dieu, c'est bien à faire à vous à nous réformer. ( Caq, de T Ace, 2« journ.)— Et quoy, pensez-vous point que je sçay que c*est à faire aux hommes, et non aux femmes, à porter hauts de chausses? (Lariv., Les facét. Nuicu de Strap.., Yjii, II.) — Mais est-ce à faire aux femmes à lire et manier un livre (la Bible) si hasardeux, qui tuë et occist ceux qui le veulent expliquer et manier trop indiscrettement? {Caq. de VAcc, 2« journ.) — C'est à faire aux esprits basa ne point pouvoir de telle sorte commander sur eux-mêmes qu'ils ne sachent restreindre leurs appétits et leurs envies. (Sorel, Francion, i.) — Cest à faire à lui à pj-oduire ses titres. (Naudé, Mascur., p. 43.) — C'est à faire au vulgaire d sentir les fleurs, j'ai trouvé le moyen de les manger et de les boire. (Balzac, Lett., 11, 4.) — Vraiment c'est bien à faire à une villageoise comme vous, à écrire si joliment ! (Maugr., Lett, x, éd. L. Paris ^)
De même, sans de ni d, devant le verbe à Tinfinitif qui complète le sens :
Estimant que régner par la merci des Romains estait à faire à un esclave ne cherchant que de vivre en délices à son aise, non pas à un prince vaillant et magnanime, (âmtot. Vies, Paul-Émile.) — Raisonner sur les affaires, délibérer longtemps, chercher la raison, la vérité et la justice, avec application, selon eux, c'est à faire au vulgaire. (St-Réal, Usage de VhÙL, Disc, i.)
On disait aussi : Telle chose est à faire à telle personne : '
Je feray bien le pot bouillir Ainsi comme une chamberière.
De cela say bien la manière,
* Nous corrigeons le texte évidemmeat fautif de M. L. Paris.
Sans point mouiller mon pain dedans ; Cela est à faire à frians ;
Je me garde de tel affaire. {Farce nouv., très-bonne et fort joyeuse de Jeninot quifist un roy de son chat, par fauUe daultre compaignon.)
On a écrit aussi, et Ton trouve encore de nos jours : Cest affaire à, pour c'est à faire à :
Fringoer, faire le contrepoint,
C'est aux gentilz hommes affaire. (Coquill., Monot, des Perruq,)
Car de dire qu'il fera chaud Cest esté, qui ne l'entendroit?
Et de dire qu'il fera froid Cest yver, chascun le sçait bien.
Mais de dire quand et combien,
Cela e*est affaire aux asniers. ( P. Michault, Pronosi. gêner, pour quatre cens quatre-vingt dix-neuf ans,)
Cest afaire à celuy qui veutestre gentilhomme aller à l'assaut. {Àdag. franc. )'~ En ces choses il ne faut pas être pitoyable : car c'est affaire à mauvais médecins. (MoNTLUc, Comment.f u.) — Sic'estoit à moy affaire, vous ne mangeriez si meschamment le pain d'autruy comme vous faictes. [Lariv., La Const., i, 1.) — C'est affaire aux gens des champs et aux bestes de demeurer presque toujours au village. (Id., ibid.) — C'est affaire à des niais de vouloir trouver les choses futures ou passées dedans ces fantaisies- là. (Sorel, Francion, m.) — Ceût été affaire à un Bossuet de rendre naturels ces contrastes, et de les envelopper dans un même mouvement. (Ste-Beovb, Causer,, t. complém., p. 278.)
— Corneille dit encore : c'est a faire a du temps, pour signifier que le temps viendra à bout d'un sentiment, saura le détruire :
Philiste assurément tient *son esprit charmé :
Je n'aurois jamais cru qu'elle l'eût tant aimé. ALCiDON. Cest à faire à du temps, LA NOURRICE. Quitto cotto espérance,
Ils ont pris l'un de l'autre une entière assurance,
Jusqu'à s'entredonner la parole et la foi. {La Veuve, ii, 6.)
— c'est a faire a, c'est une chose capable d'amener tel résultat; ce qui doit résulter de là, c'est de :
Et c'est à faire enfin à mourir après lui. (C'in., i, 2.)
« l^icest à faire, dit le célèbre commentateur de Corneille, est encore une expression bourgeoise hors d'usage , même aujourd'hui chez le peuple. »
Corneille emploie plusieurs fois cette locution :
TiTB. Par elle j'ai vaincu, pour elle il faut périr.
FLAviAN. Seigneur. .. .
TiTE. Oui, Flavian, c'est à faire à mourir.