FALSIFICATION. — FARDER
qui n'est pas meilleur que les autres qui se sont rendus. (Halb., Leu., à Racan, ISjany. 1695.)
FALSIFICATION, terme de théâtre, altération à la vérité histonqfxe et locale.*
Je l'ai placé dans Séville, bien que D. Fernand n'en ait jamais été le i^attre, et j'ai été obligé à cette foUificatiorif pour former quelque vraisemblance à la descente des Maures, dont l'armée ne pouvoit venir si vite par terre que par eau. {Exam. du Cid.).
FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :
D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il être feint?
Âuroit-il pu sixàl falsifier son teint j
Et si bien ajuster ses yeux et son langage
A ce que la fureur marquoit sur son visage? {La Suiv,, iv, 9.)
FARD , fig. LE FARD DU LANGAGE :
Seigneur, moi qui connois le fond de son courage
Et qui n*ai jamais vu dsjard en son langage,
Je tieudrois à bonheur que Votre Majesté
M'acceptât pour garant de sa fidélité. {CliLt v, 4.)
Et son frère pipé du fard de mon langage, {La Veuve, i, 2.)
Otez ce nom d'amour : le fard de son langage
Ne m'empêcha jamais de voir dans son courage,
Et nous étions tous deux semblables en ce point
Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point. {Ibid., y„ 4.)
Gléandre, elle est à toi ; j'ai fléchi son courage.
Que ne peut l'artifice et le fard du langage? {La PL Roy,, m, 6.)
Et n'y doit point chercher ni le fard du langage.
Ni la subtilité. {Imit., i, 5.)
Cette expression si heureuse n*est pas particulière à Corneille :
Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recherchez les apas Et le fard de vostre langage.
{Recueil des vers de M. de Marbeuf, Rouen, 1628, in-8.)