ABAISSEMENT. — ABANDONNER
On avait aussi la liberté de dire à eux pour leur, régime indirect :
Dans l'ordre commun, il est quelquefois de la bienséance que ceux qui occupent le théâtre aillent trouver ceux qui sont dans le cabinet pour parler à eux. [Troiti Disc.)
ABAISSEMENT, action de se laisser aller à quehiue chose de
. rabaissé :
Le trop d'abaissement vers les objets sensibles. {Imii.^ iii, 31 }
De même avec à :
Ce lâche abaissement aux douceurs temporelles
Que le siècle fait trop goûter,
Sert d'un grand obstacle à monter Dans ce palais de gloire où sont les éternelles. {Ioid»t m, IG.)
— l'abaissemetnt des cokuhs, l'humiliation des cœurs :
Et jamais leur courroux ne montre de rigueur^
Que n'abatte aussitôt Y abaissement des cœurs. {Àndrom., iv, G )
— ABAISSEMENT, avec le pluri( l :
Et la mort, ou l'exil, ou les abaissememSf
Seront pour vous et moi ses vrais remercîments. (Othon, ii, 4 )
ABAISSER SA COLÈRE, expression créée pour signifier la modérer :
Je trouve en son chagrin moins d'animosité ;
De moment en moment son âme plus humaine
Abaisse sa colère et rabat de sa haine. (/If^d., m, 1 ■)
— ABAISSER (s*) A, suivi d'un infinitif:
Nous ne demandons point qu'un courage si fort
S*abaisse à notre exemple à se plaindre du sort. (//or., m, 5 )
ABANDON , METTRE SA TÈTE A l' ABANDON, la livrer :
Non, non, vous ne voyez en moi qu'un criminel,
A qui l'âpre rigueur d'un remords éternel
Rend le jour odieux, et fait naître l'envie
De sortir de sa gêne en sortant de la vie.
Il vient meure à vos pieds sa lêie à l'abandon, [iJéUtef v, G.)
ABANDONNER, donner légèrement, témérairement :
Et n'abandonner pas aux rapports qu'on vient faire
Une indiscrète foi. (/m»/., i", 45.).
— ABANDONNER A, laisscr à la liberté, au jugement de :
Cea régies n'ont aucune exception, et j ai û6awdon«é en ces rencontres le choix