‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 26 sur 375 · ABAISSEMENT. — ABANDONNER · texte numérisé non relu

ABAISSEMENT. — ABANDONNER

On avait aussi la liberté de dire à eux pour leur, régime indirect :

Dans l'ordre commun, il est quelquefois de la bienséance que ceux qui occupent le théâtre aillent trouver ceux qui sont dans le cabinet pour parler à eux. [Troiti Disc.)

ABAISSEMENT, action de se laisser aller à quehiue chose de

. rabaissé :

Le trop d'abaissement vers les objets sensibles. {Imii.^ iii, 31 }

De même avec à :

Ce lâche abaissement aux douceurs temporelles

Que le siècle fait trop goûter,

Sert d'un grand obstacle à monter Dans ce palais de gloire où sont les éternelles. {Ioid»t m, IG.)

— l'abaissemetnt des cokuhs, l'humiliation des cœurs :

Et jamais leur courroux ne montre de rigueur^

Que n'abatte aussitôt Y abaissement des cœurs. {Àndrom., iv, G )

— ABAISSEMENT, avec le pluri( l :

Et la mort, ou l'exil, ou les abaissememSf

Seront pour vous et moi ses vrais remercîments. (Othon, ii, 4 )

ABAISSER SA COLÈRE, expression créée pour signifier la modérer :

Je trouve en son chagrin moins d'animosité ;

De moment en moment son âme plus humaine

Abaisse sa colère et rabat de sa haine. (/If^d., m, 1 ■)

— ABAISSER (s*) A, suivi d'un infinitif:

Nous ne demandons point qu'un courage si fort

S*abaisse à notre exemple à se plaindre du sort. (//or., m, 5 )

ABANDON , METTRE SA TÈTE A l' ABANDON, la livrer :

Non, non, vous ne voyez en moi qu'un criminel,

A qui l'âpre rigueur d'un remords éternel

Rend le jour odieux, et fait naître l'envie

De sortir de sa gêne en sortant de la vie.

Il vient meure à vos pieds sa lêie à l'abandon, [iJéUtef v, G.)

ABANDONNER, donner légèrement, témérairement :

Et n'abandonner pas aux rapports qu'on vient faire

Une indiscrète foi. (/m»/., i", 45.).

— ABANDONNER A, laisscr à la liberté, au jugement de :

Cea régies n'ont aucune exception, et j ai û6awdon«é en ces rencontres le choix

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