INTRODUCTION
Ui tmrmetérem partleullers de la langue de Corneille 9 et de I*
langue du dix-aeptième slèele en général.
C'est une vérité triviale que chaque écrivain de marque a son iiyle, expression particulière de sa manière de penser et de sen* tir; mais le plus grand génie n'a pas une langue à lui. Toute l'originalité du poète et du prosateur consiste à mettre diversement en oeuvre, suivant la trempe de son talent, le fonds commun de la langue de son temps.
De tant de comparaisons et de rapprochements qu'offre notre ^xique, il résulte que Corneille n'a pas eu une langue à part non plus que Molière, non plus que Bossuet, ou tout autre de nos grands écrivains ; il n'y a pour ainsi dire pas chez lui trace <le langage néologique, à peine a-t-il créé quelques mots et quelques expressions. La locution dont l'honneur lui revient le plus sûrement est peut-être celle de donner la main, pour épouser, que, suivant Ménage, il a empruntée des Espagnols et osée le prcïï^ier en français.
Nombre des plus frappantes expressions de Corneille se trouvent également chez les auteurs secondaires ou inférieurs qui balancèrent la réputation naissante du fondateur de notre théà-