‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 35 sur 375 · ADRESSE. — AFFAIBLIR · texte numérisé non relu

ADRESSE. — AFFAIBLIR

II. 1.) — Les Anglois, Yoyant qu'on prenoit la coutume de les fou recours à de petites adresses pour passer de l'or. (Tavern., Foy. des

— On ne sait que trop les adresses qui se peuvent souvent trouver dai les plus ignorants pour attirer leurs semblables. (Boss., Var,^ xi.) adresses les teiioit tous en soupçon l'un de l'autre. (Mézer., Hist. de à femme de Louis YIII.) — Cet empereur ( Julien l'Apostat), entre les « il se servit pour engager ses sujets à l'idalàtrie, s'avisa de faire sou superstitions païennes tous les vivres qu'on etposoit au marché d nople. (P. Daniel, Entr, de Cléandre et d'Eudoxe, iv.)

A sa cour, où l'usage a permis les adresses^

On endort ce qu'on hait par de fausses caresses. (Bours.,

Je crains la politique et ces lâches adresses

Qui savent éluder les plus saintes promesses. (Le Mierri

De même de nos jours :

L'amour de la religion et l'amour de la patrie sauront déjouer ce adresses. (L. Vbuillot, MéL^ 28 mars 1848.) — Toutes les adresse audaces , il se les permettait. ( Ste - Bkuve , Causeries du lundi , 7-6

— Cet « instinct qui le pousse » , plus convaincant que la logiqu plus habile « que toutes les adresses, » lui suggère (à Bossuet) inattendues et saisissantes. (Nisaro, Les Grands Sermonnaires fran{ Deux Mondes y 15 janv. 1857.)

— AVOIR DE l'adresse, en parlant d'un artifice d renfet'mer quelque chose d'ingénieux :

Il n'y a pas grand artifice à finir un poëme , quand celui qui a au dessein des premiers acteurs, durant quatre actes, en désiste ai sans aucun événement notable qui l'y oblige. J'en ai parlé au pren: et n'y ajouterai rien ici. La machine n'a pas plus &' adresse^ quand qu'à faire descendre un dieu pour accommoder toutes choses, sur les acteurs ne savent plus comment les terminer. (Trois, Disc,)

Dans ce même ouvrage, Corneille emploie plusieurs pression, adresse de l'art, pour les moyens et les a l'art.

AFFAIBLIR, activ., affaiblir un état de; l'afifail faisant perdre... :

Cette vieille coutume en ces lieux établie , Sous couleur de punir un injuste attentât, Des meilleurs combattants affaiblit un Etat, {L

— AFFAIBLIR, ncutr., faiblir, en parlant du talent :

J'affoiblis, ou du moins ils se le persuadent. {Remerc, au .

On trouve affaiblir, employé de même neutralemen lant de la santé, de la parole, etc., pour s'affaiblir, de faible :

Tenesis cependant affoiblissoit à vue d'oeil. (Gomberv., Ggtk., 2«

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