LAISSER ALLER DES SOUPIRS I
Hais que je laisse aller d'ambitieux soupirs,
Un ridicule espoir, de criminels désirs ! {Sanche^ ii, 2.)
si vous ne pouviez lui donner des larmes, ah ! laissez du moins aller un Tui témoigne du désir de vous reconnoître! (Boss., Fragm, sur In nécess,
inii.)
LAISSER ALLER SA PLAINTE, donner libre cours à sa plainte :
Je suis ce que je dois : mais dans celte contrainte,
Si je retiens mon bras, je laisse aller ma plainte, (Rod., ii, 4.)
N*ALLER POINT SANS, en parlant de choses morales, être tou- • accompagné de :
tout, dans les narrations ornées et pathétiques, il faut très-soigneusement re garde en quelle assiette est Tâme de celui qui parle et de celui qui ^ et se passer de cet ornement qui ne va guère sans quelque étalage ambi- [Exam. de Méd,) Nos plaisirs les plus doux ne vont point sans tristesse. (//or., v, 1.)
Expression familière, dont il ne faut jamais se servir dans le ! noble. En effet, des plaisirs ne vont point, » dit Voltaire, que peu sérieuse, produite par une théorie étroite sur les iphores.
1 a dit comme le grand poëte :
La perte d'un époux, ne va point sans soupirs. (La Font., Fab, vi, 2.) sottise ne va point sans rentétement. ( M°>* de Puisibux, les Caract. ) — Mais Vitne va jamais sans quelque trouble. (Moncrif, Ames rivales, i.)
' s'en aller, suivi d*un infinitif, être sur le point de :
Le jour s'en va paroître, afifronteur, hâte-toi. (Clit., i, X.)
^Uitx, empaquetant ses livres, Aht que vous venez tardi
Encor un peu, ma foi, je m'en allais les vendre; Trois jours sans revenir ! je m'ennuyois d'attendre. (Gal.du Pal,, iv. 13.) Et inon ambition a beau s'en indigner, Cette vertu triomphe, et tu Cen vas régner. [Perth., v, 5.)
ins tous ces cas, on dirait aujourd'hui aller; mais des exemîinalogues se trouvent chez les prosateurs comme chez les es du dix-septième siècle :
siège avoit déjà duré un mois, et toutes choses nécessaires s'en a//otenf man- ^Ux assiégés. (MÉz., Hisl, de France.)
s'en aller, suivi d'un participe passé. L'Académie indique