AMUSEMENT. — APPAREIL
} la majesté de son raisonnement, qu'afin d'en enricliir notre langue, j'ai îet effort pour réduire en poëme dramatique ce qu'il a traité en épique. p., aa lect.)
Et le peuple, amoureux de tout ce qui me nuit,
D'une croyance avide embrasse ce faux bruit. {HéracL, i, 1.)
tfUSEMENT, occupation à laquelle on se livre pour éviter lui, pour chasser une préoccupation importune; pensée à elle on s'abandonne complaisammeilt , et en se flattant de ce n désire; tout ce qui sert à tenir Tesprit occupé. .
Je vous dis qu'il m'aimoit, et que sa passion
Pourroit bien être encor la mémo ; Hais cet amusement de mon ambition
Peut n'être qu'une illusion. (Agia.y i, 1.)
suis Irèi-fàché que ces amusemems de mon loisir aient été connus par Tinté d'un ami à qui je les avais confiés. (]!■"* de Lambert, Lelt. à S, Hyacin-- —Quatre ou cinq jours après, je commençai de me porter mieux et de m'enr davantage : car la maladie est un amusement. (Bussr, Mém,^ 1666.)
MUSER, iig. AMUSER les désirs :
Bien que vous en ayez une entière assurance.
Vous pouvez vous lasser de vivre d'espérance,
Et tandis que l'attente amuse vos désirs
Prendre ailleurs quelquefois de solides plaisirs. (C//7., i, 2, P* édit.)
" AMUSER SON ENKUi, sc distraire :
11 suffit qu'avec toi j'amuse mon ennui, [Suréna, i, 1.)
^^ dit d'une manière analogue :
Burrhus et Sénèque n'avoi«nt pas eu l'adresse d'amuser ses premières incii- ^ en les tournant sur de jeunes esclaves , les principales dames romaines icût été dès lors les victimes malheureuses de ses débordements. (St-Réal, Aorw.)
"• AMUSER LA HAINE, la calmcr, la divertir, lui donner le oge:
Dis qu'un usurpateur doit amuser la haine
Des peuples mal domptés en épousant leur reine. {^erih.^ i) 4.)
• s'amuser a (un subst.), s'arrêter vainement à :
Et dedans mon péril vos sentiments ingrats
S'amusoienl à des vœux, quand il falloit des bras! (Androm., iv, 3.)
^Pareil. Emploi éclatant de ce subst. :
Quoi! me réservez-vous à voir une victoire.
Où pour haut appareil d'une pompeuse gloire,
Je verrai les lauriers d'un frère ou d'un mari.
Fumer encor d'un sang que j'aurai tant cbéri? {Hor.y ii, 6.)