ASSASSINE. — ASSEZ
• Je pense voir déjà l'appareil de sa perte, De ce héros si cher, et ce mortel eonni N'ose plus aspirer qu'à mourir avec loi. (5BréM,iT,l)
ASSASSINE, subst. fém. :
Et vous en avez moins à me croire assassine. (iVic'oin.,iii,8.)
« Je ne sais, dit Voltaire, si le mot assassine^ pris comme substantif féminin, se peut dire. Il est certain du moins qu'il tf est pas d*usage. »
Voltaire a dit encore :
« Uépithète d'assassine n'avait jamais été donnée aux dames jusqu'ici; mais, puisque vous le voulez, Fulvie (dans le Triummrat) est assassine. »
Ce mot a été employé par Molière.
ASSASSINER, fig., dans le sens de causer un mortel chagrin, un ennui tuant :
Chacun dans sa croyance également s'obstine,
Vous pensez m'obliger d'«ii jeu qui m* assassine, {lUus. cm-, "• 3.)
Ah ! c'est m'assassiuer d'un discours inutile. (Perih.t »» ^)
Ce penser m'assassine,,. {Suréna, v, 8.)
— ASSASSINER, fig., formant une remarquable opposition de mots : LE BONHEUR m'assassine :
Je n'en veux point juger, seigneur, et sans Plautine
L'amour m'est un poison, ie bonheur m^assassine.
Et toutes les douceurs du pouvoir souverain .
Me sont d'aflfreux tourments s'il m'en coûte sa main. (0/A.» >•• *'
ASSEMBLAGE. Belle alliance de mots :
La noblesse du sang, la grandeur du courage, . %
Font avec son mérite un illustre assemblage. [Tlte et Bér.i lU
ASSEMBLER, en parlant de choses morales, réunir :
Aussi a-t-il les deux grandes condi lions que demande Aristote aux 1"^^ j^ parfaites, et dont l'assemblage se rencontre si rarement chez les ^^^C'®^* '5'V^ modernes. Il les assemble même plus fortement et plus noblementque lesespêc** que pose ce philosophe. (Examen du Cid,)
ASSERVIR A, suivi d'un infinitif, contraindre de :
Sa probité stupide autant comme farouche . |
À prononcer leurs lois asservira sa bouche. (OiAm ^*'
ASSEZ, placé après le mot qu'il modifie :
Aurois-tu du courage assez pour l'enlever? (La FiMW*»"'
Aucun n'est sage assez de sa propre sagesse. [ItnUn ^