‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 67 sur 375 · ASTRE. — ATTACHER · texte numérisé non relu

ASTRE. — ATTACHER

STRE, fig. SON ASTRE OPPOSÉ, pouF Signifier sa destinée op- .

Hais elle-même (hélas t) de ce grand nom charmée

S'attache an bruit heureux que fait sa renommée.

Cependant qu'insensible à ce qu'elle a d'appas,

11 me dérobe un cœur qu'il ne demande pas.

De son astre opposé telle est la violence,

Qu'il me vole partout, même sans qu'il y pense. {Serior.^ i, 1.)

mCHEMENT A, attention fixe à :

uachemeni de l'auditeur à l'action présente souvent ne lui permet pas de ndre à l'examen sévère de cette justesse. {Exam. dCHor.)

riACHER, fig., avec une magnifique image :

Qu'il ait regret à moi pour son dernier supplice,

Et que mon souvenir, jusque dans le tombeau

Attache à son esprit un éternel bourreau, (Mid.^ i, 4.)

• ATTACHER, au seus moral, lier, unir :

Voulez- vous Vattacher à l'objet de sa haine? [La Veuve, m, 7.)

• Fixer, en parlant d'amour :

Quand vous voudrez tous deux attacher vos tendresses,

11 est des rois pour elle, et pour vous des princesses. {Suréna, ii, 1 .)

ATTACHER A SON SENS, avec UH Hom de chose pour sujet, qu'on soit attaché à son sens :

Qu'à présent la jeunesse a d'étranges manies !

Les règles du devoir lui sont des tyrannies,

Et les droits les plus saints deviennent impuissants

Contre cette fierté qui Vaitache à son sens. {lUus. com,^ m, 3.)

ATTACHER, fig., avéc uuc forme extrêmement concise :

Que vous m'êtes cruel, que vous m'êtes injuste,

D'attacher tout mon cœur au seul titre dCÂ uyuste !

Quoi que de ma naissance exige la fierté,

Vous seul ferez ma joie et ma félicité. {Puleh,, i, 4.)

îst-à-dire, de vouloir que mon cœur ne s'attache qu'au titre

guste.

ATTACHER AUPRÈS, avcc uu Hom de chose pour sujet :

Marcelle n'est pas loin, et je me persuade

Que son amour V attache auprès de sa malade. {T%éod.f n, 1.)

ATTACHER A, daus le scus d'attribuer à :

Si J'en savois le nom, ta juste défiance Ponrroit à ses défauts imputer ma constance, À son peu de mérite attacher mon dédain.

Et croire qu'un plus digue auroit reçu ma main. {La Sittv., tr, 7.)

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