‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 68 sur 375 · ATTAQUE. — ATTENDRE · texte numérisé non relu

ATTAQUE. — ATTENDRE

— s*ATTACHER A, suivi d'uD subst. :

Il passe encore pour le pluà beaa auprès de ceux qui ne s'auacheniipiià iadertiière sévérité des règles. {Exa)nfi, du Cid,)

— ATTACHÉ A, appliqué fortement à :

Oui, je te l'ai promis, et Taurois fait peut-être,

Si ton âme attachée à n)es commandements

£ût pu dans ton amour suivre mes sentiments. {Perth.t i^> ^'1

On a dit, dans des sens à peu près analogues :

Je n'ose espérer que M. le cardinal de Noailles se rapproche vérilablemenl de moi , pendant qu'il me saura attaché à des pensées si contraires aax siennes. (FÉN., Leit., à la maréchale de Noailles, 7 juin 1712.)

Il n'est rien où d'abord son soupçon attaché

Ne présume du crime el ne trouve un péché. (Çoil., Sai.i')

ATTAQUE, au sens moral, porter une attaque :

Et déjà pour essai de mon obéissance.

J'ai porté quelque attaque^ et fait un peu d'avance. (Ptt/cA.,v, 1)

ATTEINTE, fig. et partie, en parlant de l'impression vive que Tamour fait dans le cœur, de la passion dont on est atteint profondément :

As- tu vu dans son cœur encor la môme atteinte? [Tite et Bér., v,l-)

Ne pouviez-vous souffrir de ma mauvaise humeur?

Ne pouviez-vous juger que c'éloil une feinte

A dessein d'éprouver quelle éloit votre aueinie? (La Gai, du ra/.,v, ^-l

Vous me jouez, madame, et celle accorte feinte

Ne donne à mon amour qu'une railleuse atteinte, [La Veuve, ii, •''

Ce dernier vers est obscur et mal fait; il veut dire :nepay® mon amour que d'un retour faux et trompeur de sentiment.

Dans cette comédie. Corneille emploie encore atteinte dans *^ même sens :

Longtemps à mon sujet tes passions contraintes

Ont souffert et caché leurs plus vives atteintes. {La Veuve^ iv, ^

— l'atteinte des douleurs :

Enfin je me vois libre » et je puis sans contrainte

De mes vives douleurs te faire voir l'atteinte, {Le Cid, ni, ^'

— atteintes de la frayeur :

Tant de cette frayeur les profondes atteintes

Repoussent fortement toutes les autres craintes. {CEd,, i» ' '

ATTENDRE a, tarder à :

Mais à se déclarer il a bien atundu. {Oihon, in» ^'^

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