‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 5)Chapitre 81 sur 375 · AVOIR. — AVOUER · texte numérisé non relu

AVOIR. — AVOUER

• AVOIR, suivi (l*un adjectif, formant latinisme :

La haine que pour vous elle a si naturelle,

A mon occasion encore se renouvelle. {Nicom., i, 1.)

dacde Savoie commença à munir de garnisons toutes les places qu'il avait n des troupes françoises. (Richbl., Afém., xx.) — Le pauvre, quelque effort 'asse, De peut jamais se faire entendre, et se voit malheureusement distin- 'avec le puissant dans un intérêt qu'ils ont commun, (Boss. , iv* Serm. t jeudi des Ram., i.) — Ce serait une espèce de tyrannie, d'avoir ainsi dé- \ les pauvres de cette possession , qu'ils avaient commune avec le reste des es. (Flbch. , Serm. sur Coblig. de Caum. , i.) — Je voudrois qu'on ne ftt pas pital d'une chose que le dernier de tous les hommes peut avoir commune m grand héros. (M"* db Villed., Aleidam., V p., 1. m.) — On dit que ce or parut bientôt consolé de cette préférence , sur ce qu'il n'estimait pas en tccasion une marque d'honneur, estimable d'ailleurs, qu'il aurati eue cornivec son domestique. (P. Lao., Fragm. sur la vie de if** la marq. de Maint.)

même, suivi d'un participe passé :

avoit un jardin dans le palais, réservé pour la promenade de la reine et fille, dont aucun homme n*avoit l'entrée permise. (M"* db Villbd. , Ann, 1.) — Tu ne plains pas cette âme, qui, par une brutale stupidité, a toutes actions interdites! ( Boss., Prem. Serm. pour le deux. dim. de l'Àv., i. ) — chuïe leur ouvre les yeux, qu'ils avaient aveuglés par leur amour-propre. Fanig. de S. Pierre, ii.) — Les succès de ce prince uvoiint leurs bornes éis par les prophéties. (Id., Hist. univ., 2« p., c. xiv.) — Il y a grande appaque Molière avait au moins les canevas de ces premières pièces déjà prépaisqu'elles se succédèrent en si peu de temps. (Volt., Vie de Mol*)

NORTON, fig., en parlant d'une chose morale :

Vaine compassion des douleurs d'Angélique,

Qui pense triompher d'un coeur mélancolique I

Téméraire avorton d'un impuissant remords,

Va, \a porter ailleurs tes débiles efforts. {La PI. Roy,, iv, 5.)

'ORTER,f)g. :

N'eureut-iis pas besoin d'un éclat de tonnerre.

Ses ministres ailés pour me jeter par terre?

£q voyant mes efforts avorter sans effets,

Quels pleurs n'ai-je versés, et quels vœux n'ai-je faits? [Androm , iv, 3.) [ui l'a fait avorter au théâtre, a été l'événement extraordinaire qui me l'avait oisir. (Exam, de Penh.)

OUER quelqu'un d'une chose, dans le sens de lareconî comme légitime :

On Sparte C avouera (/'un peu de violence,

Après tant d'ennemis à ses pieds abattus. {Agés.^ iv, 2.)

Dans un sens analogue, et avec une énergique concision :

Appuyez donc la France et laissez tomber Rome. Aux grandi ordres du ciel prêtez ceux d'un grand homme. ù^un si bel avenir uvautz vus devins ,

Avancez les succès et hâtez les destins. [Atiita, i, 2.)

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