‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 114 sur 743 · CHER — CHEVEU · texte numérisé non relu

CHER — CHEVEU

ilans leur propre fonds, (Fen., fiduc* dt* ftite*t vu*) — Je ferai à chaque moment sans inquiétude, selon les forces u«? mon corps , ce que la Providence me meunt *-« chemin de faire, (Id.( JÏ4/J. §nr /oui ta jours, xiii.)

— Corneille a encore dit dans le même sens, et d'une manière aussi irréprochable ; ce n'm pas le chemin i>e (un infinitif) :

le cherche à l'acquérir, et non à L'irriter,

Et m'immoler l'objet de sa nouvelle flamme

Ce n Vil pat le chemin de rentrer dan» «ou âme, [Amhom.y v.l.j

— s'écarter du grand chemin, à peu près comme on dit, ne pat suivre le chemin haï tu :

M est bien malaisé de trouver quelque chose ûa n ou venu sa as s'écarta un peu du grand chemin t et se mettre au hasard de s'égarer. {Exam* de Mcum*)

CHER, adv.f placé avant le verbe :

Examinant mon feu, qu'est-ce que je ne puids,

Et qu'il m'est cher tendu de connût tre mes fers! {Lu t*it Hayrj ivf 1.J

CHERCHER, fig., scruter :

Je ne veux pas non plus chercher jusqu'en votre âme

Les sentiments qu'y laisse une si belle flamme. {La Toti* ttÙrt iv, J ,)

On a dit d'une manière tout à fait analogue :

Corneille a cru que ce n'était pas assez de les faire agir, il est allé au fond do leur âme chercher te principe de leurs actions. (St.-Evîiim., Oèterv. mr ta ÎVûj/-J

— chercher, rechercher, chercher l'alliance de ;

Je choisis Vinius dans cette défiance.

Pour plus de sûreté j'en cherchai l'alliance. {Olhon, i, 1.)

. CHÈREMENT, à un haut prix, estimer chèrement quelque chose :

| Et que j'estimerai chèrement ces caresses

I Qui m'auront tant coûté. [La Veuve, m, 8.>

f — chèrement, tendrement :

Ils f aimaient chèrement. {Sert., i, 2.)

CHÉRIR, employé absolument :

J'ai tâché de répondre à cet amour de père

Par un tendre respect qui chérit et révère. (Othon, m, 3.)

CHEVEU, occasion prise comme aux cheveux :

Et de ce que l'excès de ma douleur sincère

A mis tant de pitié, dans le cœur de ma mère,

Que cette occasion prise comme aux cheveux,

Tircis n'a rien trouvé de contraire à ses vœux. [Mil., v, 4.)

120 CHEZ. — CHODL

La locution tonte faite est : Prendre foccmàm aux cheveux, par 1*$ cheveux.

CHEZ, auprès de. chez la postérité :

Et vous serez fameux chez la pauéri*

Moins pour l'avoir conquis que pour ravoir quitté (respire . [Cm., n, 1

— CMEZy dans F esprit de :

Il le Terra sans peine, et cette dureté

Passera chez Smlia pour magnanimité. (Serf., m. 2..

CHOIR, employé fréquemment pour tomber y au propre et au figuré :

Un grand destin commence, un grand destin s'achève,

L'empire est prêt à choir, et la France s'élève. [AtsUm, î", 2.,

L'infime coûtas* Uni Jmù choir les méchants sons la main d'an nouveau. (Hor., v, 3. Je l'estime beaucoup, mais en vain il soupire, Unand même sur ma tête il /croit choir l'empire, Vous me verriez répondre à cette illustre ardeur

Avec la même estime et la même froideur. Jhéod., 11, 4.}

Respect de ma maîtresse, incommode vertu. Tyran de ma vaillance, à quoi me réduis-tu? Que n'ai-je eu cent rivaux en la place d'un père, Sur qui, sans t'offenser, laisser choir ma colère? (L'Ilnu. cent., w, 4. ; Comme à Lyon le peuple aime fort les laquais, Et leur donne souvent de dangereux paquets, Deux coquins me trouvant tantôt en sentinelle

Ont laissé choir sur moi leur haine naturelle. [Smite dm M cm., iv, 7. One l'amour aime peu ces folles confiances. Et que pour affermir son empire en tous lieux, Il laisse choir souvent de cruelles vengeances Sur qui promet son cœur sans l'aveu de ses yeux ! {âgés., î, 3.

— laisser choir, dans le sens de laisser s'affaiblir, s'évanouir :

Vous laissez choir ainsi ce glorieux courage. (Le Ctd. u, <\)

CHOISIR de, choisir parmi :

S'il faut grâce pour moi, choisissez de mes crimes;

Les voila tous, madame. (ivïroav., nr« 2.'

CHOIX, se tromper au choix, se tromper en choisissant, en

parlant d'avis, de conseils :

Mais c'est une imprudence assez commune aux rois,

D'écouter trop d'avis et se tromper au choix. (Pomp., iv, 1 •)

— ect mis en mon choix, eût laissé à mon choix :

Si le ciel cm mou choix eût mis mon hyménée,

A vos seules vertus je me serois donnée. (Pol.t u, 2 j

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