‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en généralChapitre 117 sur 743 · COMBLE. — COMMANDER · texte numérisé non relu

COMBLE. — COMMANDER

COMBLE, subst., au fig. :

Indiscrète vengeance, imprudentes chaleurs, Dont l'impuissance ajoute un comble à mes malheurs.

(La Gai. du Pal. , v, 1.) Ce jour est donc pour moi le grand jour des malheurs, Puisque vous apportez un comble à mes douleurs. {OEd.t v, 4.)

On ne trouve qu'assez rarement comble employé avec un :

Par là nous nous privons d'un comble infini de mérites et de trésors célestes , que nous pourrions amasser en cette vie, et que nous retrouverions dans l'éternité. (Bourd., Serm. pour le 5* dim. de la Pentec, 1.)

Corneille offre encore des emplois remarquables du mot comble au figuré :

Dieux! ce comble manquoit à mon affliction. [La Veuve, iv, 3.)

Borne a reçu des rois ses murs et sa naissance ; Elle tient des consuls sa gloire et sa puissance, Et reçoit maintenant de vos rares bontés

Le comble souverain de ses prospérités. (Cinna., u, 1.)

Dieux, quel comble d'ennuis! {Ibid-, v, 1.)

Allons, amis, allons dans ce comble de joie

Rendre grâces au ciel de l'heur qu'il nous envoie. (Androm., iv, 6.)

Quoi, des ambassadeurs que Bérénice envoie, Viennent ici, dis-tu, me témoigner sa joie, M'apporter son hommage et me féliciter Sur ce comble de gloire où je viens de monter ? [TUeet Bér. , n, 1 . )

COMBLER, remplir jusqu'au comble :

Je n'appelle plus Rome un enclos de murailles,

Que ses proscriptions comblent de funérailles. {Sert., tu, J .)

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