COMBLE. — COMMANDER
COMBLE, subst., au fig. :
Indiscrète vengeance, imprudentes chaleurs, Dont l'impuissance ajoute un comble à mes malheurs.
(La Gai. du Pal. , v, 1.) Ce jour est donc pour moi le grand jour des malheurs, Puisque vous apportez un comble à mes douleurs. {OEd.t v, 4.)
On ne trouve qu'assez rarement comble employé avec un :
Par là nous nous privons d'un comble infini de mérites et de trésors célestes , que nous pourrions amasser en cette vie, et que nous retrouverions dans l'éternité. (Bourd., Serm. pour le 5* dim. de la Pentec, 1.)
Corneille offre encore des emplois remarquables du mot comble au figuré :
Dieux! ce comble manquoit à mon affliction. [La Veuve, iv, 3.)
Borne a reçu des rois ses murs et sa naissance ; Elle tient des consuls sa gloire et sa puissance, Et reçoit maintenant de vos rares bontés
Le comble souverain de ses prospérités. (Cinna., u, 1.)
Dieux, quel comble d'ennuis! {Ibid-, v, 1.)
Allons, amis, allons dans ce comble de joie
Rendre grâces au ciel de l'heur qu'il nous envoie. (Androm., iv, 6.)
Quoi, des ambassadeurs que Bérénice envoie, Viennent ici, dis-tu, me témoigner sa joie, M'apporter son hommage et me féliciter Sur ce comble de gloire où je viens de monter ? [TUeet Bér. , n, 1 . )
COMBLER, remplir jusqu'au comble :
Je n'appelle plus Rome un enclos de murailles,
Que ses proscriptions comblent de funérailles. {Sert., tu, J .)