COMPAGNIE. — COMPROMETTRE
COMPAGNIE, fort bonne compagnie, comme on fort tonne compagnie :
Nous y devons dîner /orf bonne compagnie. (La Gai. du Pal., i, 3.
COMPARAISON, faire comparaison, comparer:
Et quand votre mépris en fit comparaison,
Il voyoit mieux que vous que vous aviez raison. [Audrorn., i- 1)
COMPASSER, fig., arranger, régler :
L'admirable rencontre à mon âme ravie,
De voir que deux amants s'entre-doivent la vie,
De voir que ton péril la tire de danger,
Que le sien te fournit de quoi s'en dégager,
Qu'en deux desseins divers pareille jalousie.
Même lieu contre vous, et môme heure a choisie,
Et que l'heureux malheur qui vous a menacés,
Avec tant de justesse a ses temps compassés. t (Clit., m. l.>
On a dit d'une manière approchante :
El no pas faire perdre du temps à un amant dont toutes les heures étaient compassées. (St-Sim., Mém., il, 12.)
COMPATIR, abs., comme compatir ensemble :
Une étroite amitié l'un à l'autre nous joint.
Mais enfin nos désirs ne compatissent point. [Attila, t, 3/
COMPLAISANT a (un subst.), qui 8e prête à, suivi de ju$ques à (un inlin.) :
Je n'ai point un esprit complaisant à sa rage,
Jusque* U supporter sans réplique un outrage. (Jfld., u, D
COMPLICE, adj., se rapportant à un nom de chose, un silence
complice, un silence qui nie rend sa complice. C'est Nérine qui
parle :
Moi, bien que mon devoir m'attache à son service,
Je lui prête à regret un silence complice. [Méd.% m, 1.)
Complice est employé adjectivement d'une manière très-heureuse dans ces vers dune muse contemporaine .
J'oubliai de cacher le trouble de mon ime;
U le \it. et ses yeux, pleins d'une douce flamme,
Pour m'en récompenser l'excitaient tendrement,
Et mon cœur se perdait dans cet enchantement^
Toi-me'me on souriant contemplais mon supplice
D'un regard à la fois maternel et complice. (Dklph. Gay, Es*, poét.>
COMPROMETTRE de, faire un compromis au sujet de : Comme tout ce qui part de la plume regarde toute la postérité, maintenant que